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La suspension de Barthez jugée plutôt « clémente »

La suspension du gardien de Marseille et de l’équipe de France de football, Fabien Barthez, pour six mois dont trois avec sursis, a été généralement qualifiée de « clémente », voire parfois de surprenante et « un peu légère », tandis qu’elle a provoqué le courroux du corps arbitral français. « Je suis surpris quant à la sanction prise par la commission de discipline (de la Fédération française), une sanction qui est clémente », a lui-même jugé le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative Jean-François Lamour, notant que « ces trois mois ferme représentent en réalité cinq matches », quatre de championnat et un, amical, avec les Bleus. Même tonalité de l’autre côté de la Méditerranée, où l’épisode du match Wydad-Marseille, à l’issue duquel Barthez avait été accusé d’avoir insulté et craché sur l’arbitre M. el-Achiri, avait été vécu comme un traumatisme. « La sanction est clémente », a estimé un membre de la Fédération royale marocaine de football, selon qui « on aurait dû punir (Barthez) plus lourdement ». « Mais l’essentiel, c’est qu’il y ait eu une punition », a-t-il néanmoins nuancé, tandis que le défenseur international marocain de Rennes (L1) Abdes Ouaddou y voyait, lui, une « sanction intelligente ». Les réactions françaises ont, elles, souvent été plus critiques, voire acerbes. « C’est un peu léger. Il ne faudrait pas que cela fasse jurisprudence, a estimé le président du Conseil national de l’éthique de la FFF, Dominique Rocheteau. Il y a un décalage entre les textes qui prévoient six mois pour un crachat sur officiel et la sanction. » « Ils ont joué la carte de l’équipe de France. La Fédération française n’a pas été assez folle pour suspendre Fabien Barthez sur une longue durée », a analysé le gardien de Lyon Grégory Coupet, doublure de Barthez avec les Bleus, un des rares à jouer franc jeu. « Je ne sais pas si cette clémence est adaptée à la réalité de ce qui se passe tous les jours sur tous les terrains. Il ne s’agit pas de faire de qui que ce soit un bouc émissaire, mais le symbole, qu’on le veuille ou non, est fort », a souligné le ministre de la Jeunesse et des Sports. « C’est avant tout un problème franco-français », a ajouté M. Lamour, comme en atteste la fureur du président de l’Union nationale des arbitres de football (UNAF) Bernard Saules, qui a jugé la sanction « grotesque », « alors que nous sommes dans une époque où nous affirmons vouloir lutter contre la violence ». « C’est se moquer du monde. Je suis très en colère », s’est-il exclamé avant de promettre une réaction de l’UNAF : « Si on ne veut pas nous aider, on va s’aider tout seuls. (...) Nous avons notre congrès national les 6 et 7 mai à Grasse. Je vous garantis qu’à la sortie, il y aura des décisions très fortes pour défendre les arbitres. On va en entendre parler. » À l’inverse, côté marseillais, on a logiquement fait profil bas. « Je ne dis pas que je suis satisfait ou mécontent. Mais je dis que notre ligne de défense a permis de montrer que Fabien n’était pas le monstre qu’on a voulu évoquer », a noté le président du directoire, Pape Diouf. Cette décision est « une mauvaise nouvelle », a tout de même avancé l’entraîneur Philippe Troussier, néanmoins bien seul avec cette analyse.
La suspension du gardien de Marseille et de l’équipe de France de football, Fabien Barthez, pour six mois dont trois avec sursis, a été généralement qualifiée de « clémente », voire parfois de surprenante et « un peu légère », tandis qu’elle a provoqué le courroux du corps arbitral français. « Je suis surpris quant à la sanction prise par la commission de discipline (de la Fédération française), une sanction qui est clémente », a lui-même jugé le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative Jean-François Lamour, notant que « ces trois mois ferme représentent en réalité cinq matches », quatre de championnat et un, amical, avec les Bleus. Même tonalité de l’autre côté de la Méditerranée, où l’épisode du match Wydad-Marseille, à l’issue duquel Barthez avait été accusé...