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Actualités - Opinion

La représentation proportionnelle, pierre d’achoppement

Le groupement des loyalistes (rencontre de Aïn el-Tiné, sous la houlette M. Berry), s’est vu poussé dans ses derniers retranchements, placé qu’il est sous le feu des projecteurs des puissances internationales, lesquelles manifestent sans désemparer leur souci de voir le Liban recouvrer son entière souveraineté avec un Parlement librement élu sous l’égide d’un gouvernement neutre, composé de ministres non candidats aux élections. Que leur reste-t-il donc pour saboter les élections ? Une excellente trouvaille suggérée d’abord discrètement par le président Berry, puis hautement proclamée par l’unanimité des loyalistes : la représentation proportionnelle. Aucune personnalité politique ne s’est jusqu’ici hasardée à l’expliquer. Or, le professeur Antoine Kheir vient d’en donner un exposé lumineux dans le Nahar de dimanche (17/4) : – Ce système suppose d’abord l’existence de partis politiques bien structurés sous une étiquette. – Il prescrit à l’électeur de n’écrire sur son bulletin de vote que le nom du parti politique auquel il accorde son suffrage, à l’exclusion d’un nom de candidat. – Il exclut de voter pour une communauté confessionnelle donnée ; donc il rend non possible la répartition des sièges entre les communautés selon le droit reconnu à chacune d’elles dans notre système en vigueur. – Il suppose chez l’électeur une tradition et une culture démocratiques précises, le rendant apte à appréhender et assimiler les exigences de ce système ; ce qui nécessite un très long laps de temps laissé à l’électeur. Et de conclure : « Prendre de surprise l’électeur avec la mise en application de ce système quelques semaines seulement avant l’échéance électorale ne peut représenter un progrès… » C’est une façon élégante, pour le professeur, de dénoncer la pente sur laquelle les tenants de la représentation proportionnelle risqueraient d’engager le pays. Et de façon plus précise, on peut lancer ce défi à chacun des députés qui, à la suite de leur chef, mettent, comme condition de leur confiance au nouveau gouvernement, l’adoption d’une telle formule : « Expliquez votre système de la représentation proportionnelle ! » S’ils en sont incapables, ils encourent ipso facto l’accusation de saboter les élections. Avec ce qui s’ensuit. Albert SARA

Le groupement des loyalistes (rencontre de Aïn el-Tiné, sous la houlette M. Berry), s’est vu poussé dans ses derniers retranchements, placé qu’il est sous le feu des projecteurs des puissances internationales, lesquelles manifestent sans désemparer leur souci de voir le Liban recouvrer son entière souveraineté avec un Parlement librement élu sous l’égide d’un gouvernement neutre, composé de ministres non candidats aux élections.
Que leur reste-t-il donc pour saboter les élections ? Une excellente trouvaille suggérée d’abord discrètement par le président Berry, puis hautement proclamée par l’unanimité des loyalistes : la représentation proportionnelle. Aucune personnalité politique ne s’est jusqu’ici hasardée à l’expliquer.
Or, le professeur Antoine Kheir vient d’en donner un exposé lumineux...