Italie
Berlusconi affronte sa plus grave
crise politique depuis 2001
le 20 avril 2005 à 00h00
Quatre ans après son élection, Silvio Berlusconi affronte sa plus grave crise gouvernementale avec la menace de retrait des ministres d’Alliance nationale (AN), second parti de la coalition au pouvoir, au lendemain de la démission des représentants centristes de son Exécutif.
Dans un communiqué très dur, Gianfranco Fini, vice-Premier ministre et chef d’AN, a menacé de retirer ses ministres du gouvernement, critiquant le comportement de Silvio Berlusconi dans la crise que traverse la majorité.
« J’ai les démissions des ministres en main, si c’est nécessaire je les présenterai », a-t-il dit, précisant que son parti offrirait cependant un appui extérieur au sein du Parlement à M. Berlusconi. M. Fini, également ministre des Affaires étrangères, a vivement critiqué la volte-face du chef du gouvernement qui, après avoir fait croire à ses alliés qu’il démissionnerait lundi soir pour reformer un nouveau cabinet, a surpris tout le monde en changeant d’avis. L’opposition de centre gauche a, de son côté, réclamé hier des élections anticipées, son leader Romano Prodi jugeant que « la parole doit retourner aux électeurs » pour éviter au pays une paralysie des institutions. Pour le communiste Fausto Bertinotti, le gouvernement de Silvio Berlusconi est désormais « un mort qui marche ». M. Fini a, par ailleurs, dénoncé le lien privilégié que M. Berlusconi cultive avec la Ligue du Nord, le mouvement populiste et xénophobe d’Umberto Bossi, devenu, au fil des années, son plus fidèle allié.
AN s’est résolu cependant à attendre l’intervention de M. Berlusconi, aujourd’hui devant le Parlement, pour prendre une décision définitive. Le chef du gouvernement est attendu au Sénat puis à la Chambre des députés où il devra clarifier sa position concernant la crise politique que traverse sa majorité.
Quatre ans après son élection, Silvio Berlusconi affronte sa plus grave crise gouvernementale avec la menace de retrait des ministres d’Alliance nationale (AN), second parti de la coalition au pouvoir, au lendemain de la démission des représentants centristes de son Exécutif.
Dans un communiqué très dur, Gianfranco Fini, vice-Premier ministre et chef d’AN, a menacé de retirer ses ministres du gouvernement, critiquant le comportement de Silvio Berlusconi dans la crise que traverse la majorité.
« J’ai les démissions des ministres en main, si c’est nécessaire je les présenterai », a-t-il dit, précisant que son parti offrirait cependant un appui extérieur au sein du Parlement à M. Berlusconi. M. Fini, également ministre des Affaires étrangères, a vivement critiqué la volte-face du chef du gouvernement qui,...
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