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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro monte, le dollar souffre toujours du ralentissement de l’économie US

L’euro a continué sur sa lancée de la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux, la nette hausse des prix à la production aux États-Unis n’ayant pas convaincu les opérateurs de soutenir le billet vert, qui pâtit toujours des craintes d’un ralentissement économique. C’est ainsi qu’après le fléchissement de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie US, calculé par l’Université du Michigan, de 92,6 points en mars à 88,7 points en avril et celui la banque de Réserve de New York (Empire State Index) qui mesure l’activité industrielle dans cette région de 20,2 points à 3,1 points pendant la même période, les investisseurs ont été très déçus hier par les mauvais chiffres du secteur US de la construction. À cet égard, ils ont fait état de la chute des mises en chantier de logements aux États-Unis de 17,6 % en mars, la plus forte baisse depuis janvier 1991, contre une hausse de 0,5 % en février, pour se débarrasser davantage du dollar. De ce fait, ils ont ignoré l’annonce par le département US du Travail d’une nette hausse de 0,7 % des prix à la production en mars contre 0,4 % en février, qui est censée paver la voie à un nouveau durcissement de la politique monétaire de la Fed pour enrayer les pressions inflationnistes aux États-Unis. Il en est de même de l’annonce un peu plus tôt par Eurostat d’une baisse de 0,5 % de la production industrielle dans la zone euro en février contre une hausse de 0,3 % en janvier et qui est passée comme inaperçue ainsi que le fort repli de l’indice ZEW mesurant les prévisions de conjoncture du secteur financier pour l’Allemagne dans 6 mois de 36,30 points en mars à 20,1 points en avril. Ils ont donc estimé devoir attendre la publication de l’indice des prix à la consommation aux États-Unis en mars aujourd’hui pour se faire une idée plus claire sur le poids de l’inflation dans l’économie US avant de prendre d’autres initiatives en faveur du dollar. Cela étant, l’euro est resté assez ferme hier, se négociant finalement à New York à 1,3075 $ contre 1,3015 $ la veille, en nouvelle hausse de 0,46 %. Reprise des Bourses La Bourse US a rebondi hier après sa chute des dernières séances, notamment grâce à plusieurs résultats d’entreprises meilleurs que prévu. Les hausses de 17 % et de 12 % des bénéfices trimestriels de Johnson & Johnson et de Texas Instruments respectivement ont été bien accueillies par les investisseurs qui ont passé outre aux mauvais indicateurs de l’économie US ainsi qu’aux résultats d’autres sociétés inférieurs aux attentes (Merrill Lynch, Pfizer, Coca-Cola, General Motors...). Les Bourses européennes se sont reprises aussi, profitant de la remontée de Wall Street à l’ouverture. En outre, la hausse des cours pétroliers et les nouvelles selon lesquelles les prix de l’acier resteraient à des niveaux élevés cette année ont soutenu les sociétés énergétiques, le secteur de la métallurgie et les producteurs de métaux ferreux. À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere ont été activement recherchées à la hausse, remontant de 9,14 $ à 9,25 $ pour la catégorie A et de 9,08 $ à 9,22 $ pour la catégorie B. Élie KAHWAGI




L’euro a continué sur sa lancée de la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux, la nette hausse des prix à la production aux États-Unis n’ayant pas convaincu les opérateurs de soutenir le billet vert, qui pâtit toujours des craintes d’un ralentissement économique. C’est ainsi qu’après le fléchissement de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie US, calculé par l’Université du Michigan, de 92,6 points en mars à 88,7 points en avril et celui la banque de Réserve de New York (Empire State Index) qui mesure l’activité industrielle dans cette région de 20,2 points à 3,1 points pendant la même période, les investisseurs ont été très déçus hier par les mauvais chiffres du secteur US de la construction. À cet égard, ils ont fait état de la chute des...