Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L’UE serre les rangs avant la reprise des négociations avec l’Iran

La troïka de l’Union européenne veut présenter un front uni dans ses négociations sur le programme nucléaire de l’Iran, qui reprennent aujourd’hui à Genève, face aux demandes de Téhéran que soit reconnu son droit à l’enrichissement d’uranium. Les négociateurs des trois pays de l’« UE3 » – Allemagne, France, Grande-Bretagne – étudient une proposition que l’Iran leur a soumise fin mars à Paris et qui autoriserait ce pays à produire de l’uranium enrichi à petite échelle, via un projet pilote de centrifugeuses. Mais les Européens sont « unis comme les doigts de la main » et exigent toujours que Téhéran renonce à toute production d’uranium enrichi, laquelle peut déboucher sur la fabrication d’une bombe atomique, a déclaré un diplomate européen à l’AFP. Les États-Unis, qui accusent l’Iran de mener en secret un programme militaire, observent de près ces négociations euro-iraniennes, selon un diplomate américain. « Nous avons confiance dans l’UE3, mais nous veillons à ce qu’ils maintiennent l’exigence que seules sont acceptables pour la communauté internationale des “garanties objectives”, à savoir l’arrêt complet et le démantèlement » par Téhéran du cycle du combustible nucléaire, a-t-il dit. L’Iran bénéficie d’un répit passager de la part de son ennemi américain qui semble vouloir lui laisser, au moins jusqu’après l’élection présidentielle iranienne de juin, une chance de convaincre qu’il ne cherche pas à acquérir l’arme atomique. « Arrêt veut bien dire arrêt », a souligné le diplomate européen en réclamant des « garanties objectives » sur la nature purement civile des activités nucléaires iraniennes. L’Iran essaye d’atténuer cette exigence. D’autres diplomates européens ont indiqué à l’AFP que le président français Jacques Chirac était convenu en février avec le responsable du nucléaire iranien Hassan Rohani de la possibilité de laisser à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le soin de déterminer ce que sont ces garanties. D’autres sources ont cependant affirmé que M. Chirac avait seulement évoqué le rôle que l’AIEA aurait à jouer. La rencontre d’experts européens et iraniens aujourd’hui à Genève sera suivie le 29 avril à Londres d’une réunion de hauts responsables des ministères des Affaires étrangères des quatre pays.
La troïka de l’Union européenne veut présenter un front uni dans ses négociations sur le programme nucléaire de l’Iran, qui reprennent aujourd’hui à Genève, face aux demandes de Téhéran que soit reconnu son droit à l’enrichissement d’uranium.
Les négociateurs des trois pays de l’« UE3 » – Allemagne, France, Grande-Bretagne – étudient une proposition que l’Iran leur a soumise fin mars à Paris et qui autoriserait ce pays à produire de l’uranium enrichi à petite échelle, via un projet pilote de centrifugeuses. Mais les Européens sont « unis comme les doigts de la main » et exigent toujours que Téhéran renonce à toute production d’uranium enrichi, laquelle peut déboucher sur la fabrication d’une bombe atomique, a déclaré un diplomate européen à l’AFP.
Les États-Unis, qui accusent...