RAPPORT
L’incertitude politique, un risque pour la stabilité économique, selon la Deutsche Bank
le 15 avril 2005 à 00h00
Un rapport sur la conjoncture économique du Liban publié par la Deutsche Bank a souligné que la stabilité et la croissance économiques se sont sensiblement améliorées depuis 2002, alors que les mesures destinées à refinancer la dette publique ont contribué à contenir les effets de celle-ci.
Le rapport cité dans la dernière édition de Lebanon Weekly Monitor, du groupe Audi-Saradar, a estimé que les mesures de réformes au niveau des revenus, les efforts de restructuration de la dette et la forte croissance ont conduit à une baisse du déficit budgétaire d’un record de 24 % du PIB en 2000 à près de 10 % du PIB l’année dernière.
Cela a aidé à améliorer le bilan préliminaire dont le déficit est passé de 6,8 % du PIB en 2000 à un excédent de près de 3 % du PIB en 2004.
Toutefois, les déficits du budget et du compte courant sont demeurés très élevés, et la persistance de l’incertitude politique représente un risque majeur pour la stabilité macroéconomique.
Le rapport a estimé que le déficit budgétaire toujours élevé empêche une quelconque variation du ratio de la dette publique par rapport au PIB.
De plus, le rapport a considéré que la consolidation budgétaire est le principal défi pour une prévision économique durable à moyen terme.
Le rapport a souligné que l’instabilité politique a sensiblement augmenté au cours des mois qui ont succédé à l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, affectant la conjoncture économique.
Le rapport a mis en garde contre tout retard significatif au niveau de l’organisation des législatives, ce qui contribuerait à augmenter l’instabilité politique et à affecter négativement les perspectives économiques.
Le rapport a estimé que dans un environnement de stabilité politique, la croissance du PIB restera forte de 4 % en 2005 et de 3,5 % en 2006, soutenue par un flux continu de fonds en provenance des pays du Golfe. Mais même sous une perspective relativement optimiste, le ratio de la dette par rapport au PIB ne baissera que graduellement de son niveau actuel.
Selon la Deutsche Bank, un ralentissement de la croissance en termes de PIB représentera le plus grand risque qui contrarierait les efforts pour contenir les effets de la dette publique.
Les autres risques seraient une baisse du bilan préliminaire et une dépréciation de la livre libanaise. La banque estime que si la croissance du PIB atteint 1,7 % sur la période allant de 2005 à 2014, la dette pourrait représenter 239 % du PIB vers 2014.
D’autre part, une baisse de 4,2 % de l’excédent primaire en termes de PIB augmenterait la dette jusqu’à 219 % du PIB d’ici à 2014, selon le rapport.
Un rapport sur la conjoncture économique du Liban publié par la Deutsche Bank a souligné que la stabilité et la croissance économiques se sont sensiblement améliorées depuis 2002, alors que les mesures destinées à refinancer la dette publique ont contribué à contenir les effets de celle-ci.
Le rapport cité dans la dernière édition de Lebanon Weekly Monitor, du groupe Audi-Saradar, a estimé que les mesures de réformes au niveau des revenus, les efforts de restructuration de la dette et la forte croissance ont conduit à une baisse du déficit budgétaire d’un record de 24 % du PIB en 2000 à près de 10 % du PIB l’année dernière.
Cela a aidé à améliorer le bilan préliminaire dont le déficit est passé de 6,8 % du PIB en 2000 à un excédent de près de 3 % du PIB en 2004.
Toutefois, les déficits du budget...
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