Deux tentatives, deux gamelles. Telle pourrait être en résumé la fabuleuse odyssée printanière d’Omar Karamé, « homme de peu » au bilan désespérément vide et du fond duquel rien ne présage ni ne surnage. À Tripoli, la terre tremble : c’est Rachid, son frère, qui doit tressauter avec force 7 sur l’échelle de Richter sous sa pierre tombale.
Avant de pointer au chômage, le Tripolichinelle aura quand même appris trois petites choses : primo, mieux vaut partir à petits pas dans ses mocassins qu’à grands coups de pied dans le popotin ; secundo, il est beaucoup moins dur de mettre sur pied un gouvernement prosyrien que d’installer un gouvernement prosyrien... après le départ des Syriens ; tertio, moins ses alliés ont de pouvoir, plus ils aiment à en
tâter, ce qui fait tout de même davantage république
peau-de-bananière que démocratie scandinave.
En attendant, c’est journée de bal aujourd’hui au Château, où un président à prolonge s’apprête à recevoir une majorité de députés en quête de rallonge. Primus inter pares, Istiz Nabeuh, qui a toujours confondu la République et ses ministères avec un bureau de placement. Même candidat unique, « Bac moins 6 » risque de s’étaler aux prochaines élections. Il viendra donc renifler quelque couvert à pourvoir, question de caser ses
derniers coquins en appétit de se goinfrer.
Autre affamé : Talal Arslane. Lui acceptera de balancer n’importe quel nom pour le pontificat du Sérail, tant qu’il aura la promesse de trôner sur un ministère juteux : les Télécoms ou les Travaux publics, par exemple, avec leur
gâteau de plusieurs milliards de recettes. Miam-miam ! Pour les Finances, il réfléchit encore. Monsieur l’émir est trop bon !
Enfin, un qui s’est senti dropé comme une chiffe molle, c’est bien ce pauvre Wi’am Wahhab. Sa grande force, à Wim, c’est son culot. Il passe son temps à s’essuyer les pieds sur les autres, puis quand il se prend une mandale dans les grandes largeurs, il nous joue la violette à l’orgueil blessé. Ce qui, au final, lui confère le profil du mari trompé dans une pièce de boulevard. « C’est par les journaux que j’ai appris que j’ai été largué », bêlait-il devant les journalistes qui se retenaient de pouffer.
Cocu, mais lucide !
Gaby NASR
Deux tentatives, deux gamelles. Telle pourrait être en résumé la fabuleuse odyssée printanière d’Omar Karamé, « homme de peu » au bilan désespérément vide et du fond duquel rien ne présage ni ne surnage. À Tripoli, la terre tremble : c’est Rachid, son frère, qui doit tressauter avec force 7 sur l’échelle de Richter sous sa pierre tombale.
Avant de pointer au chômage, le Tripolichinelle aura quand même appris trois petites choses : primo, mieux vaut partir à petits pas dans ses mocassins qu’à grands coups de pied dans le popotin ; secundo, il est beaucoup moins dur de mettre sur pied un gouvernement prosyrien que d’installer un gouvernement prosyrien... après le départ des Syriens ; tertio, moins ses alliés ont de pouvoir, plus ils aiment à en
tâter, ce qui fait tout de même davantage...
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