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Actualités - Opinion

Changes et Bourses La crainte d’un creusement du déficit commercial US soutient l’euro

L’euro a maintenu sa pression sur le dollar hier sur les marchés des changes, confirmant sa reprise entamée en fin de semaine dernière avant la publication aujourd’hui des chiffres de la balance commerciale US en février. À cet égard, les opérateurs ont continué à se concentrer sur l’hypothèse de voir le déficit commercial US se creuser à plus de 59 mlds $ après 58,3 mlds $ en janvier. Dans cette crainte, les opérateurs ont quelque peu perdu de vue la perspective d’un prochain relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, qui était le moteur du récent rebond du dollar, et se sont mis à anticiper un éventuel creusement du déficit commercial US. Mais il n’en demeure pas moins que cette détérioration des échanges extérieurs des États-Unis, qui sera mise sur le compte des prix élevés du pétrole, a pu contenir le recul du billet vert, ce qui explique que l’euro est resté fermement coincé sous le seuil de 1,30 $. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre de l’Insee que la production industrielle française a reculé de 0,5 % en février contre une hausse de 0,2 % en janvier. Il en est de même de l’affirmation du gouverneur de la Banque du Luxembourg et membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, Yves Mersch, qu’il ne voyait pas de raison pour un prochain relèvement des taux d’intérêt dans la zone euro. Compte tenu de toutes ces considérations, et dans l’attente aussi de la publication aujourd’hui des minutes de la réunion du 22 mars de la Fed, qui vont être très suivies par les opérateurs, le dollar ne tardait pas à présenter une certaine résistance aux influences baissières en provenance des anticipations d’un creusement du déficit commercial américain. En effet, l’euro, qui avait progressé jusqu’à 1,3003 $, s’est finalement négocié à New York à 1,2975 $ contre 1,2930 $ vendredi dernier, réduisant ses gains à 0,35 %. Les Bourses ont pâti de l’avertissement de Ford La Bourse US était mitigée en ce début de semaine, alors que les opérateurs attendent dès aujourd’hui une batterie de statistiques économiques et plusieurs résultats trimestriels d’entreprises aux États-Unis. Les échanges étaient très calmes car personne n’était prêt à s’engager avant la publication de ces données macroéconomiques et microéconomiques. Pourtant, l’avertissement lancé par Ford sur ses prévisions de bénéfices pour l’ensemble de l’exercice 2005, peu après un avertissement similaire de General Motors, à cause de la flambée des prix du pétrole et de l’acier, a lourdement pesé sur le secteur automobile. Il en est de même du témoignage hier de Warren Buffet à propos d’une transaction douteuse entre le réassureur General Re, contrôlé par sa holding Berkshire Hathaway, avec AIG, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire et boursière. Les Bourses européennes ont clôturé en baisse, plombées notamment par les valeurs automobiles suite à l’avertissement de Ford. En outre, l’abaissement par Goldman Sachs de sa recommandation sur le secteur bancaire européen, en raison du ralentissement de la croissance en Europe et d’une détérioration de la qualité du crédit, a également pesé sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la stabilité des actions A de Solidere à 8,74 $ et le léger repli des actions B de 8,68 $ à 8,66 $. Élie KAHWAGI

L’euro a maintenu sa pression sur le dollar hier sur les marchés des changes, confirmant sa reprise entamée en fin de semaine dernière avant la publication aujourd’hui des chiffres de la balance commerciale US en février. À cet égard, les opérateurs ont continué à se concentrer sur l’hypothèse de voir le déficit commercial US se creuser à plus de 59 mlds $ après 58,3 mlds $ en janvier. Dans cette crainte, les opérateurs ont quelque peu perdu de vue la perspective d’un prochain relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, qui était le moteur du récent rebond du dollar, et se sont mis à anticiper un éventuel creusement du déficit commercial US. Mais il n’en demeure pas moins que cette détérioration des échanges extérieurs des États-Unis, qui sera mise sur le compte des prix élevés du pétrole, a...