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Actualités - Chronologie

Des députés koweïtiens contre une mainmise étrangère sur un mégaprojet pétrolier

Des députés koweïtiens s’opposent à une grande participation de firmes étrangères à un mégaprojet portant sur le développement de quatre champs pétrolifères du nord de l’émirat, estimé à plus de 8,5 milliards de dollars, a indiqué un député. Selon Nasser al-Sane, ces députés ont pressé le gouvernement, lors d’une réunion dans la nuit de samedi à dimanche avec le ministre de l’Énergie, cheikh Ahmed Fahd al-Sabah, et de hauts responsables pétroliers, d’envisager d’autres options pour revoir à la baisse la participation de firmes étrangères à ce mégaprojet. Le projet, en discussion depuis une décennie, a été repoussé systématiquement en raison de la résistance de députés koweïtiens qui veulent s’assurer que les ressources nationales pétrolières ne tombent pas entre les mains de sociétés étrangères. Pour ces députés, l’augmentation prévisible de la production des quatre champs, situés près de la frontière avec l’Irak, est tellement infime qu’elle ne nécessite pas d’énormes investissements étrangers durant une période de deux décennies. L’investissement est destiné à augmenter la production des quatre champs, dans le cadre de la stratégie de l’émirat visant à porter sa production de 2,6 millions de barils/jour (mbj) actuellement à 4 mbj en 2020. Selon M. Sane, « les députés qui s’opposent au projet s’interrogent sur l’utilité de l’investissement ». Selon lui, certains d’entre eux ont proposé comme alternative d’ « engager des experts de grandes compagnies pétrolières étrangères (...) pour aider le secteur pétrolier à réaliser lui-même le projet ». Le président de la commission parlementaire des Affaires financières et économiques, Abdel Wahab al-Haroun, a indiqué que des députés s’étaient inquiétés du contrôle des entreprises étrangères, se demandant notamment si la transaction prendrait la forme d’un partenariat ou de contrats de service. En février, cheikh Ahmed avait assuré que le nouveau projet excluait toute possession étrangère des ressources pétrolières du Koweït, conformément à la Constitution et aux intérêts nationaux. Le projet du Nord n’est pas fondé sur un partenariat, mais sur des contrats de service, et les firmes étrangères seront payées en espèces et non en brut, avait-il affirmé. Les profits qu’elles pourront tirer de leurs investissements seraient de l’ordre de 3,2 milliards de dollars sur 20 ans, selon lui. À l’issue de la réunion de samedi, cheikh Ahmed a indiqué que les députés n’avaient pas rejeté « le principe de demander l’aide des compagnies étrangères », mais a admis la persistance de divergences sur certains détails. Mais un député de l’opposition, Ahmed al-Saadoun, a déclaré à la télévision d’État que l’accord envisagé comportait « une mainmise sur les richesses nationales ». Le Koweït, dont le sous-sol recèle 10 % des réserves pétrolières prouvées dans le monde, a déjà présélectionné quelque 25 compagnies étrangères pour le projet du Nord, dont Shell, ExxonMobil, BP Amoco, ENI, Total et Chevron. Les compagnies ont formé trois consortiums qui ont soumis leurs offres, mais aucune décision ne peut être prise avant un accord entre le gouvernement et le Parlement. Cheikh Ahmed s’attend à ce que le débat sur ce projet soit achevé avant la fin de la session législative en cours, fin juin.
Des députés koweïtiens s’opposent à une grande participation de firmes étrangères à un mégaprojet portant sur le développement de quatre champs pétrolifères du nord de l’émirat, estimé à plus de 8,5 milliards de dollars, a indiqué un député.
Selon Nasser al-Sane, ces députés ont pressé le gouvernement, lors d’une réunion dans la nuit de samedi à dimanche avec le ministre de l’Énergie, cheikh Ahmed Fahd al-Sabah, et de hauts responsables pétroliers, d’envisager d’autres options pour revoir à la baisse la participation de firmes étrangères à ce mégaprojet. Le projet, en discussion depuis une décennie, a été repoussé systématiquement en raison de la résistance de députés koweïtiens qui veulent s’assurer que les ressources nationales pétrolières ne tombent pas entre les mains de...