Attentat du Caire
Les partis égyptiens d’opposition craignent
un gel du processus démocratique
le 09 avril 2005 à 00h00
L’attentat du Caire est survenu dans une atmosphère politique survoltée, marquée par la montée des revendications de l’opposition en faveur d’une démocratisation plus poussée du régime, qui risque au contraire de durcir son attitude à l’approche des élections.
Les Frères musulmans et le Mouvement égyptien pour le changement, « Kefaya » ont condamné l’attentat dans le bazar de Khan el-Khalili, près de la mosquée d’al-Azhar, qui a fait trois morts jeudi au Caire, en affirmant que cette attaque ne doit pas servir de prétexte au régime pour entraver les réformes démocratiques en Égypte.
« Kefaya » a organisé plusieurs manifestations lors des derniers mois, réclamant que le président Hosni Moubarak ne se présente pas pour un cinquième mandat de six ans lors des présidentielles de septembre.
Les Frères musulmans avaient tenté de rassembler une grande manifestation le 27 mars au centre-ville pour réclamer des réformes démocratiques. Mais la démonstration de force avait été avortée par les services de sécurité.
L’analyste Mohammed Sayed Said, du Centre d’études stratégiques d’al-Ahram, « craint que l’incident d’al-Azhar ne soit utilisé pour prolonger l’état d’urgence », en vigueur depuis l’assassinat du président Anouar el-Sadate par des islamistes, en 1981.
« Cet incident prouve que l’état d’urgence ne peut arrêter ce type d’opérations », ajoute l’analyste.
L’attentat a été revendiqué hier sur un site Internet par un groupe islamique jusqu’alors inconnu, « les Brigades islamiques de la fierté en Égypte », affirmant qu’il s’agissait d’un attentat suicide.
Cet attentat-suicide pourrait affecter le secteur touristique. Il a relancé la peur des commerçants et des opérateurs qui craignent des répercussions négatives sur l’une des ressources en devises les plus importantes du pays. Ce secteur génère en effet 6,5 milliards de dollars par an, avec plus de 8 millions de visiteurs en 2004.
Plusieurs agences de voyage ont annulé la visite du Khan el-Khalili, où les touristes s’approvisionnent en souvenirs. Cependant, hôtels et agences, qui affirment n’avoir reçu aucune demande d’annulation, estiment que l’impact pourrait se faire sentir à long terme.
Enfin, Washington et Berlin ont appelé leurs ressortissants à la vigilance en évitant les rassemblements et les lieux touristiques en Égypte.
L’attentat du Caire est survenu dans une atmosphère politique survoltée, marquée par la montée des revendications de l’opposition en faveur d’une démocratisation plus poussée du régime, qui risque au contraire de durcir son attitude à l’approche des élections.
Les Frères musulmans et le Mouvement égyptien pour le changement, « Kefaya » ont condamné l’attentat dans le bazar de Khan el-Khalili, près de la mosquée d’al-Azhar, qui a fait trois morts jeudi au Caire, en affirmant que cette attaque ne doit pas servir de prétexte au régime pour entraver les réformes démocratiques en Égypte.
« Kefaya » a organisé plusieurs manifestations lors des derniers mois, réclamant que le président Hosni Moubarak ne se présente pas pour un cinquième mandat de six ans lors des présidentielles de septembre.
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