Jalal Talabani, l’ancien rebelle, premier président kurde de l’Irak (Photo)
le 07 avril 2005 à 00h00
Jalal Talabani, qui, à 72 ans, devient le premier président kurde de l’histoire moderne de l’Irak, a passé la plus grande partie de sa vie à lutter contre le pouvoir central, mais aussi contre les vieux féodaux de son ethnie.
Celui que ses camarades surnomment affectueusement « oncle Jalal » est né dans le village de Kalkan.
Élève à Kirkouk, il rêve à 15 ans de devenir médecin mais opte finalement pour le droit afin de se consacrer à la politique. Sa participation en 1952 à une manifestation anticolonialiste à Bagdad l’oblige à interrompre ses études, avant de les reprendre après la chute de la royauté en 1958.
Pendant cette interruption, il effectue son service militaire dans l’artillerie et les blindés, tout en conservant une passion pour la politique. Il rejoint le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), fondé en août 1946, et combat dans les montagnes quand éclate la première grande révolte kurde en 1961 et 1963.
Il sera toujours un opposant au sein du PDK, et lorsque le chef charismatique Barzani signe en février 1964 un accord de paix avec Bagdad qui ne mentionne pas l’autonomie du Kurdistan, il entre en dissidence et part pour l’Iran. M. Talbani annonce le 1er juin 1975 à Damas la formation de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK).
La rivalité entre ces deux partis va marquer la vie politique kurde. Le conflit éclate en 1993. Le véritable rapprochement n’intervient qu’en 2002, alors que l’invasion de l’Irak par les forces de la coalition semble inévitable.
Jalal Talabani, qui, à 72 ans, devient le premier président kurde de l’histoire moderne de l’Irak, a passé la plus grande partie de sa vie à lutter contre le pouvoir central, mais aussi contre les vieux féodaux de son ethnie.
Celui que ses camarades surnomment affectueusement « oncle Jalal » est né dans le village de Kalkan.
Élève à Kirkouk, il rêve à 15 ans de devenir médecin mais opte finalement pour le droit afin de se consacrer à la politique. Sa participation en 1952 à une manifestation anticolonialiste à Bagdad l’oblige à interrompre ses études, avant de les reprendre après la chute de la royauté en 1958.
Pendant cette interruption, il effectue son service militaire dans l’artillerie et les blindés, tout en conservant une passion pour la politique. Il rejoint le Parti démocratique du Kurdistan...
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