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Coupe de l’UEFA : avant Moscou, Kaboul reprend sa route

Le prometteur défenseur d’Auxerre Younes Kaboul, coupé dans son élan par des blessures, a profité samedi de la venue de Nantes pour inscrire son 1er but en L1 de football et reprendre son ascension, à l’approche du quart de finale aller de la Coupe de l’UEFA face au CSKA, demain à Moscou. Dans un effectif miné par les indisponibilités, Kaboul, 19 ans, grand et massif (1,91 m pour 87 kg) Haut-Savoyard, a lui-même connu sa part d’ombre et de lumière. Dans une soudaine accélération de sa propre histoire, le jeune joueur d’origine marocaine, arrivé en Bourgogne à 14 ans et passé par tous les échelons de la formation auxerroise (moins de 15 ans à CFA), prend place dans le onze de départ à Toulouse, le 3 octobre. Une première titularisation en L1 anticipée à la faveur des pépins physiques de Radet, Mignot et Jaurès et fêtée par un succès (2-1) en terre occitane. Preuve de la réussite de son intégration, le natif de Saint-Julien-en-Genevois enchaîne six autres titularisations en championnat dont une première à l’Abbé-Deschamps des plus réussies contre Lens (3-0), le 16 octobre, où il dompte physiquement Cousin et Bakari, deux autres rocs de l’Hexagone. « Ces deux premiers matches m’ont donné de l’assurance », relève ce fan de Rio Ferdinand, le défenseur de Manchester United. À ce parcours s’ajoutent aussi deux rencontres de Coupe de l’UEFA, pour la réception de Graz AK le 21 octobre, et à Alkmaar (PBS), avec une première défaite au bout (2-0), le 4 novembre. « Les pieds sur terre » 0-2, c’est sur ce même score que Kaboul quitte, deux semaines plus tard, ses coéquipiers à la mi-temps de Strasbourg-AJA, sans savoir que sa douleur persistante au pied droit, due à une fissure, entraînera une absence de plus de quatre mois. Après être allé, selon la presse anglaise, jusqu’à taper dans l’œil de Kevin Keegan, alors manageur de Manchester City, l’ex-milieu de terrain, courtisé par les sélections marocaines, traverse son petit bout de désert avec dans le prolongement de son problème au pied droit une élongation à une cuisse. Retardé, son retour est néanmoins, au bout du compte, anticipé. Après une seule prestation en CFA quelques jours plus tôt, Guy Roux doit faire appel à lui, samedi contre Nantes, pour pallier le forfait de Bolf. Diminué, son retour n’est que plus éclatant, avec un but de la tête en fin de match, sur une détente monstrueuse et ironique de la part d’un joueur soucieux de « garder les pieds sur terre ». « Il était juste mais il a montré des ressources morales », résumait Guy Roux. « Cela fait évidemment plaisir de marquer son premier but en L1 mais il ne faut pas se reposer là-dessus », soulignait l’intéressé, déjà convoqué en équipe de France des moins de 19 ans et dont le mental a longtemps été soumis au marquage strict du père de famille, natif de Casablanca. Loin du Maroc, la route de Kaboul passe à présent par Moscou, sur lequel il fixait le cap dès samedi : « Aujourd’hui, je me suis senti fatigué... ce match m’a fait du bien, mais il faut dès à présent se reconcentrer sur Moscou, demain. »
Le prometteur défenseur d’Auxerre Younes Kaboul, coupé dans son élan par des blessures, a profité samedi de la venue de Nantes pour inscrire son 1er but en L1 de football et reprendre son ascension, à l’approche du quart de finale aller de la Coupe de l’UEFA face au CSKA, demain à Moscou.
Dans un effectif miné par les indisponibilités, Kaboul, 19 ans, grand et massif (1,91 m pour 87 kg) Haut-Savoyard, a lui-même connu sa part d’ombre et de lumière. Dans une soudaine accélération de sa propre histoire, le jeune joueur d’origine marocaine, arrivé en Bourgogne à 14 ans et passé par tous les échelons de la formation auxerroise (moins de 15 ans à CFA), prend place dans le onze de départ à Toulouse, le 3 octobre.
Une première titularisation en L1 anticipée à la faveur des pépins physiques de Radet, Mignot et...