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L’armée israélienne expose ses dernières « trouvailles » en matière d’armement

Mini-avions sans pilote ultralégers, projectiles dont l’explosion est déclenchée à distance, véhicule d’intervention rapide robotisé, caméra jetable : l’armée israélienne combat dans les territoires occupés palestiniens avec une gamme d’armements de plus en plus sophistiqués. Généralement discrète sur ses prouesses technologiques, l’armée a mis à profit une conférence sur les conflits de faible intensité, qui s’est achevée mercredi à Tel-Aviv, pour en faire une vitrine de ses dernières « trouvailles ». L’armée israélienne avait fait face à la « guerre des pierres », nom donné à la première intifada (1987-1993), avec la matraque, les grenades lacrymogènes, les balles plastiques ou caoutchoutées, ainsi qu’avec l’éphémère canon lance-graviers. Mais la seconde intifada, déclenchée fin septembre 2000, a généré des parades nettement plus sophistiquées, comme la génération des mini-avions sans pilote des Industries aéronautiques israéliennes (IAI), clous de l’exposition. C’est un appareil de ce type, selon les médias, qui a localisé et identifié lundi à l’aube le chef du Hamas, cheikh Ahmed Yassine, au moment où il quittait sur son fauteuil roulant une mosquée de Gaza où il s’était rendu prier. Les clichés pris par ces appareils furtifs silencieux sont transmis en temps réel aux forces en opération dans le secteur. Quelques instants plus tard, il était pulvérisé par trois roquettes tirées par des hélicoptères. D’ici à un an, le « Mosquito », dernier-né des mini-avions sans pilote des IAI, entrera en service. Ultraléger, il est fabriqué en kevlar ou en fibre de carbone et son poids ne dépasse pas 500 grammes, avec son moteur silencieux, ses batteries et sa caméra. Il peut être lancé et actionné par un fantassin qui programme et dirige son vol au moyen d’un « palm pilot » recevant en temps réel les images prises au-dessus de la zone de combat. Le « Mosquito » a une autonomie d’une heure et un rayon d’action de 1,5 km. Une gamme au-dessus, le « Birdy », d’un poids de 1,3 kg, a un rayon d’action de 5 km et une autonomie de vol de 90 minutes. Ces appareils permettent aux forces engagées sur le terrain de « voir » sans s’exposer. L’autre gadget vedette des industries militaires est le système « Rephaïm » (fantôme). Il s’agit d’un système de visée que l’on peut fixer sur un fusil d’assaut américain M16 ou sur le Tavor, le nouveau fusil d’assaut israélien, tous deux de calibre 5,56 mm. Le système de visée au laser déclenche l’explosion de la grenade tirée par le fusil à la distance voulue et au moment optimal. Autre application de ce système : la caméra jetable adaptée à un support semblable à une grenade antichar, que l’on peut tirer au moyen d’un fusil d’assaut. Lors de son bref temps de vol, elle transmet au fantassin des images du secteur qui échappe à son champ de vision sur son « palm pilot ». « Rephaïm » est considéré comme particulièrement efficace en combat urbain. Les IAI ont également mis au point le « Guardium », un curieux véhicule d’intervention rapide, haut sur pattes, au blindage léger, entièrement robotisé et actionné à partir d’un poste de commande, pour parer efficacement, en quelques minutes, à une tentative d’infiltration dans une localité ou dans une zone protégée par une clôture de sécurité. Ce sont les capteurs électroniques placés sur la clôture qui déclenchent l’alerte. Les véhicules robotisés, équipés d’armement et de caméras, sont programmés pour se ruer à la vitesse de 80 à 120 km/h vers le secteur menacé par le chemin le plus rapide et le plus court. Une fois sur place, pilotés par le poste de contrôle, ils engagent le contact et mettent l’assaillant hors de combat. Des délégations militaires d’au moins 36 pays ont fait le voyage de Tel-Aviv pour assister à l’exposition.
Mini-avions sans pilote
ultralégers, projectiles dont l’explosion est déclenchée à distance, véhicule d’intervention rapide robotisé, caméra jetable : l’armée israélienne combat dans les territoires occupés palestiniens avec une gamme d’armements de plus en plus sophistiqués.
Généralement discrète sur ses prouesses technologiques, l’armée a mis à profit une conférence sur les conflits de faible intensité, qui s’est achevée mercredi à Tel-Aviv, pour en faire une vitrine de ses dernières « trouvailles ».
L’armée israélienne avait fait face à la « guerre des pierres », nom donné à la première intifada (1987-1993), avec la matraque, les grenades lacrymogènes, les balles plastiques ou caoutchoutées, ainsi qu’avec l’éphémère canon lance-graviers. Mais la seconde intifada, déclenchée...