La France souhaite qu’un nouveau gouvernement libanais voie le jour rapidement. Qu’il agisse dans l’intérêt de tous les Libanais. Et qu’il organise des élections libres, transparentes, équitables, dans les délais prévus constitutionnellement. En présence d’observateurs indépendants.
C’est ce qu’a indiqué l’ambassadeur de France, Bernard Émié, au sortir d’une visite rendue hier au patriarche Sfeir. Le diplomate a d’abord mis l’accent sur l’attachement de la France à la stabilité du Liban. Sa condamnation très ferme, au lendemain des ignobles attentats de New Jdeidé et de Kaslik. Son souhait que la lumière soit faite sur ces attentats, afin d’en identifier comme d’en juger les responsables. « Nous sommes aujourd’hui mobilisés pour la stabilité du Liban », a dit Émié.
L’ambassadeur ajoute avoir explicité au patriarche les actions conduites par son pays comme par la communauté internationale en faveur d’un Liban souverain, indépendant et démocratique. Le peuple libanais, relève le diplomate, a su marquer son attachement à ces valeurs avec une maturité qu’il convient de saluer. Le gouvernement français souligne encore une fois l’importance de la 1559 et son engagement propre à la faire respecter.
Une mise en œuvre qui passe, indique Émié, par le retrait total des forces armées comme des services de sécurité de la Syrie, lesquels doivent quitter sans délai, et avant les élections législatives, le territoire libanais.
Pour le quarantième de l’assassinat du président Rafic Hariri, la France réitère, par la bouche de son ambassadeur au Liban, son plein soutien à l’équipe d’enquête internationale de l’Onu, chargée de faire la lumière sur les causes, les circonstances et les conséquences de ce crime. Émié clôt son allocution sur le perron en redisant qu’il s’incline « avec émotion, avec respect, avec tristesse », en la mémoire du président Hariri.
Questions-réponses
– Les élections ne risquent-elles pas d’être ajournées ? Émié répond que la communauté internationale, la France, le Conseil européen et le communiqué des Quatre (France, Russie, Allemagne, Espagne) veulent que la Constitution libanaise soit respectée. Et que les élections aient lieu dans les délais.
– A-t-il transmis un message du président français Jacques Chirac à Sfeir ? Paris « est toujours à l’écoute des avis de Sa Béatitude et en recueille avec intérêt les conseils... »
– Mais comment le soutien français à la stabilité du Liban peut-il s’exprimer en pratique ? Par l’action politique, les déclarations du président Chirac, du ministre des Affaires étrangères qui a pris la parole devant le sommet arabe, les affirmations quotidiennes d’engagement pour la liberté, l’indépendance et la stabilité du Liban.
– La France est-elle pour l’envoi d’une force de paix internationale ? Pour l’instant, répond Émié, il faut faire en sorte que la 1559 soit appliquée. C’est là la priorité.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La France souhaite qu’un nouveau gouvernement libanais voie le jour rapidement. Qu’il agisse dans l’intérêt de tous les Libanais. Et qu’il organise des élections libres, transparentes, équitables, dans les délais prévus constitutionnellement. En présence d’observateurs indépendants.
C’est ce qu’a indiqué l’ambassadeur de France, Bernard Émié, au sortir d’une visite rendue hier au patriarche Sfeir. Le diplomate a d’abord mis l’accent sur l’attachement de la France à la stabilité du Liban. Sa condamnation très ferme, au lendemain des ignobles attentats de New Jdeidé et de Kaslik. Son souhait que la lumière soit faite sur ces attentats, afin d’en identifier comme d’en juger les responsables. « Nous sommes aujourd’hui mobilisés pour la stabilité du Liban », a dit Émié.
L’ambassadeur...