Le brouillard entourant la question de la formation d’un nouveau gouvernement pour remplacer le cabinet démissionnaire de M. Omar Karamé devrait se dissiper dans les prochains jours, si l’on en croit divers indicateurs politiques.
Un déblocage de la crise gouvernementale est en vue, a annoncé hier le ministre démissionnaire Nagi Boustany, après avoir rencontré le Premier ministre désigné, Omar Karamé, ainsi que le chef de l’État.
« Oui, ça se débloque, a dit le ministre de la Culture, qui répondait aux journalistes. Les contacts engagés semblent devoir porter leurs fruits et les signes d’assouplissement se généralisent. »
Selon M. Boustany, « du nouveau pourrait se produire après les fêtes ».
De fait, les tractations au sujet de la formation d’un nouveau gouvernement devraient marquer un temps de pause, en raison de la fête de Pâques. Toutefois, elles devraient reprendre tout de suite après et, à cet égard, les milieux politiques comptent sur un prochain tête-à-tête, à Bkerké, entre le président Lahoud et le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, lundi de Pâques, pour y voir plus clair.
Affirmations publiques
Publiquement, aussi bien le Premier ministre désigné que le chef de l’État continuent d’appuyer jusqu’à présent, devant leurs visiteurs, l’idée d’un gouvernement d’union nationale, dans lequel des figures de l’opposition seraient directement représentées. Le premier ministre désigné l’a notamment réaffirmé devant le ministre d’État Albert Mansour, qui avait été reçu la veille par le patriarche maronite.
Pour sa part, le chef de l’État continue d’insister sur la nécessité du « dialogue interne » et d’un gouvernement d’union nationale qui servirait de cadre à ce « dialogue ».
Il l’a redit hier en recevant une délégation de la rencontre de Aïn el-Tiné comprenant MM. Mahmoud Comati, Ali Rezz (Hezbollah), Kassem Saleh (PSNS), Ahmed Foulayti et Fayez Souraya (Baas), Saleh Araydi (Parti démocrate), Nassib Hoteit et Ali Abdallah (Amal), Rachad Salamé et Joseph Eid (Kataëb), Barwir Arsène (Tachnag), Ghazi Itani (Projets de bienfaisance), Bassem Ghanoum (Jamaa islamiya), Mehdi Moustapha (Parti arabe démocrate), Khaled Rawwas (Nassériens démocrates), Adnane Darwiche (Rassemblement islamique), Samir Tcherkess (Organisation nationaliste nassérienne) et Hassan Chamha (Parti de l’union-Ittihad).
L’opposition hostile
Toutefois, l’opposition est hostile à une pareille formule pour plusieurs raisons, et en particulier parce qu’elle voit mal un gouvernement d’union nationale dont seraient exclus, physiquement ou politiquement, le chef des Forces libanaises et le général Michel Aoun.
L’opposition table plutôt sur un gouvernement neutre, comme l’envisage le patriarche maronite, ou encore un gouvernement de sages composé de personnalités de confiance, non candidates aux élections, dont le principal souci serait d’assurer l’intégrité du processus électoral. Ce qui intéresse au premier plan l’opposition, rejointe sur ce point par la communauté internationale, c’est que les législatives se tiennent à la date prévue. Elle redoute, en effet, que cette échéance soit ajournée, dans une tentative évidente de gagner du temps et de maintenir en place une équation politique qui lui est favorable, et dont tout indique que des élections la modifieront profondément.
Selon des sources fiables, le Premier ministre désigné fera connaître, mardi, sa position finale à l’égard des diverses formules en cours. Ces sources n’excluent pas un désistement de M. Karamé et la nécessité de lui désigner un remplaçant.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le brouillard entourant la question de la formation d’un nouveau gouvernement pour remplacer le cabinet démissionnaire de M. Omar Karamé devrait se dissiper dans les prochains jours, si l’on en croit divers indicateurs politiques.
Un déblocage de la crise gouvernementale est en vue, a annoncé hier le ministre démissionnaire Nagi Boustany, après avoir rencontré le Premier ministre désigné, Omar Karamé, ainsi que le chef de l’État.
« Oui, ça se débloque, a dit le ministre de la Culture, qui répondait aux journalistes. Les contacts engagés semblent devoir porter leurs fruits et les signes d’assouplissement se généralisent. »
Selon M. Boustany, « du nouveau pourrait se produire après les fêtes ».
De fait, les tractations au sujet de la formation d’un nouveau gouvernement devraient marquer un temps de...