ART
Première exposition panafricaine d’art contemporain
à Salvador de Bahia
le 21 mars 2005 à 00h00
La première édition de l’Exposition panafricaine d’art contemporain a ouvert ses portes le week-end passé à Salvador de Bahia (nord-est du Brésil), la plus africaine des villes hors du continent noir, pour témoigner de l’actualité culturelle africaine et de sa diaspora.
«Il est important que cet événement ait lieu à Salvador (capitale du Brésil colonial jusqu’en 1763) où persiste encore l’image d’une Afrique presque sacralisée, bloquée dans une tradition vieille de 300 ans», a déclaré à la presse Solange Farkas, créatrice et directrice de l’exposition qui doit se tenir du 18 mars au 17 avril. Elle souhaite que cet événement culturel contribue à diffuser des regards «moins romantiques sur l’Afrique» et révèle «ce que les enfants de la diaspora noire font de leurs identités». «Le Brésil doit redécouvrir l’Afrique. L’épopée moderne des redécouvertes a commencé. Il s’agit d’un voyage non seulement dans la mémoire, mais surtout dans la culture vivante et contemporaine d’un continent beaucoup plus grand que celui montré par la télévision brésilienne», a ajouté l’écrivain et artiste angolais José Eduardo Agualusa.
Artistes et intellectuels de plus de 15 pays, dont Cuba et Haïti, ont été conviés pour cette exposition. Arts plastiques, photographie et cinéma sont à l’honneur, laissant volontairement de côté la musique, souvent le seul angle par lequel sont envisagées les relations afro-brésiliennes.
Parmi les manifestations prévues, 17 films africains déjà présentés au Festival du Burkina Faso «Fespaco» seront projetés, et un cycle de débats aura lieu au cours du week-end prochain. La chercheuse américaine Cheryl Finley présentera notamment son étude sur le «tourisme des racines», pratique de plus en plus répandue parmi les Noirs américains qui partent sur les traces de leurs ancêtres africains.
Un faisceau laser de l’artiste brésilien Daniel Lima, qui part d’un ancien entrepôt d’esclaves sur la côte de l’État de Bahia pour se perdre dans l’obscurité de l’océan en direction de l’Afrique, constituera le coup d’envoi de l’exposition.
Le Brésil, pays de 170 millions d’habitants, a la plus grande population d’origine africaine au monde. Selon les données de l’Institut de recherche d’économie appliquée (Ipea), l’ancienne colonie portugaise aurait «importé» 40% des 10 millions d’esclaves amenés d’Afrique. L’esclavage y a été aboli tardivement, le 13 mai 1888.
La première édition de l’Exposition panafricaine d’art contemporain a ouvert ses portes le week-end passé à Salvador de Bahia (nord-est du Brésil), la plus africaine des villes hors du continent noir, pour témoigner de l’actualité culturelle africaine et de sa diaspora.
«Il est important que cet événement ait lieu à Salvador (capitale du Brésil colonial jusqu’en 1763) où persiste encore l’image d’une Afrique presque sacralisée, bloquée dans une tradition vieille de 300 ans», a déclaré à la presse Solange Farkas, créatrice et directrice de l’exposition qui doit se tenir du 18 mars au 17 avril. Elle souhaite que cet événement culturel contribue à diffuser des regards «moins romantiques sur l’Afrique» et révèle «ce que les enfants de la diaspora noire font de leurs identités». «Le...
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