FINANCES
L’Eurogroupe près d’un consensus
sur le pacte de stabilité
le 19 mars 2005 à 00h00
Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent demain afin de déblayer le terrain pour un accord sur la réforme du pacte de stabilité de l’euro qui paraît à portée de main avant le sommet des 22 et 23 mars.
La présidence luxembourgeoise de l’Union européenne a mis la dernière main à une proposition de compromis qui sera étudiée à partir de demain midi par l’Eurogroupe, où l’optimisme prévaut, même si les avis sont partagés sur les chances de voir les 13 ministres des pays non membres de l’euro s’y associer.
L’Italie et l’Autriche, qui affichent pourtant les positions les plus éloignées sur ce dossier, sont en effet persuadés qu’un compromis peut être atteint, les derniers arbitrages devant être laissés aux chefs d’État et de gouvernement qui y consacreront leur dîner du 22 mars, premier jour du sommet. « Nous devrions pouvoir trouver une solution si nous le voulons », a expliqué hier le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, qui fait partie des « orthodoxes » que cette réforme n’enchante guère, son déficit étant sous contrôle. Mais les diplomates estiment que les 13 pays de l’UE qui ne sont pas membres de l’euro ne feront pas obstacle à un accord qui aurait été conclu entre les adhérents à la monnaie unique. Le point le plus délicat qui reste à régler est le sort à réserver aux dépenses qui permettront à un État membre en situation de dérapage budgétaire temporaire d’obtenir des circonstances atténuantes lorsque les autorités européennes évaluent s’il y a ou non eu un déficit « excessif ». Plusieurs éléments font déjà l’objet d’un consensus : les pays qui consentent des efforts pour réformer leurs systèmes de retraite ou de santé et ceux qui consacrent beaucoup d’argent à la recherche et au développement bénéficieront d’indulgence. Les États membres devront réduire leurs déficits en période de « vaches grasses » et un compromis a été trouvé sur l’objectif à moyen terme en matière d’assainissement et sur le fait qu’il faut accorder plus d’importance à l’endettement, sans objectifs contraignants, ce qui a permis de satisfaire l’Italie.
Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent demain afin de déblayer le terrain pour un accord sur la réforme du pacte de stabilité de l’euro qui paraît à portée de main avant le sommet des 22 et 23 mars.
La présidence luxembourgeoise de l’Union européenne a mis la dernière main à une proposition de compromis qui sera étudiée à partir de demain midi par l’Eurogroupe, où l’optimisme prévaut, même si les avis sont partagés sur les chances de voir les 13 ministres des pays non membres de l’euro s’y associer.
L’Italie et l’Autriche, qui affichent pourtant les positions les plus éloignées sur ce dossier, sont en effet persuadés qu’un compromis peut être atteint, les derniers arbitrages devant être laissés aux chefs d’État et de gouvernement qui y consacreront leur dîner du 22 mars,...
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