On parle, on parle, on parle et... on (a) fait la guerre. Plusieurs milliers de Libanais donnent leur vie pour une idée (dixit Andrée Chédid) et rien n’en sort qu’une dérangeante idée d’immobilité concernant l’identité de ce pays.
Au fait, et si le Liban était trop vaste pour une seule définition ?
J’ai visité plusieurs pays lors de mes voyages, rencontré maintes populations (avec lesquelles j’ai partagé plus qu’un dîner ou un verre), partagé des expériences inoubliables (même un mariage) et pourtant, je n’ai jamais vécu un pays comme le Liban. Il n’est pas de pays de par le monde (d’après ma modeste expérience) qui ait cette énergie inouïe pour s’autodétruire, mais encore, cette foi inébranlable pour se régénérer. J’avais lu quelque part que pour que le Phénix renaisse de ses cendres, il fallait qu’il brûle d’abord. Le Liban n’a jamais brûlé entièrement, et pourtant ses peuples ont toujours voulu le régénérer malgré tout ; comme si c’était la seule garantie pour que le Liban n’arrive point à ce degré d’annihilation. Les identités suicidaires composant son tissu social ont toujours été pour lui sa garantie d’existence. Oui, il y a eu des dizaines de milliers de morts, des souffrances et des générations sacrifiées. Mais on ne se construit pas sans briser certains (de ses) rêves...
Je regarde les autres pays du Moyen-Orient... et ce que je vois est une multitude de pays monochromes sur la mappemonde. En poussant plus loin ma superficielle analyse, je me rends compte que chacune de ces nations s’était donné une version d’existence, qui l’a rendue prisonnière d’une existence non évolutive.
Observons le Liban.
Quatre millions d’habitants, 4 millions d’idées concernant leur pays, leur mode de vie, leur futur. Même au sein d’une même communauté, d’une même famille, les différences de visions se mesuraient en milliers de kilomètres ! Pour les uns, le Liban avait la taille d’une principauté financière ; pour certains autres, ce pays avait la taille de la planète. Plus encore, pour la majorité consciente de l’impossibilité de définir ces 10 452 km2, ce territoire avait tout simplement la taille d’une vie humaine. Pourquoi emprisonner le Liban, lui mettre les barreaux de la géopolitique alors qu’il a pour lui les horizons de l’infini ?
Le Liban est plus qu’un pays ? Un message ? Oh non, plus que cela. Le Liban est humain... tout simplement.
Mike R. DAWSON
Belgique
On parle, on parle, on parle et... on (a) fait la guerre. Plusieurs milliers de Libanais donnent leur vie pour une idée (dixit Andrée Chédid) et rien n’en sort qu’une dérangeante idée d’immobilité concernant l’identité de ce pays.
Au fait, et si le Liban était trop vaste pour une seule définition ?
J’ai visité plusieurs pays lors de mes voyages, rencontré maintes populations (avec lesquelles j’ai partagé plus qu’un dîner ou un verre), partagé des expériences inoubliables (même un mariage) et pourtant, je n’ai jamais vécu un pays comme le Liban. Il n’est pas de pays de par le monde (d’après ma modeste expérience) qui ait cette énergie inouïe pour s’autodétruire, mais encore, cette foi inébranlable pour se régénérer. J’avais lu quelque part que pour que le Phénix renaisse de ses cendres,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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