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Joumblatt appelle le président syrien à « retirer » Lahoud

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a appelé hier le président syrien Bachar el-Assad à « retirer » le président de la République Émile Lahoud, plaidant en faveur de l’élection d’un nouveau président par le Parlement actuel. « Il s’agit là d’une porte de sortie honorable pour en finir avec les hommes de la prorogation comme Jamil Sayyed et les autres », a-t-il dit dans une déclaration télévisée. « J’appelle les sages en Syrie et à leur tête le président Bachar el-Assad à retirer (M. Lahoud) en le poussant à la démission (…) pour nettoyer toute cette saleté », a déclaré M. Joumblatt à la chaîne Future TV. « C’est la seule façon de mettre fin au régime des services de renseignements instauré avec Lahoud et d’assainir les relations syro-libanaises », a-t-il dit. « Nous ne voulons pas participer à leur soi-disant gouvernement d’union nationale (...) car nous refusons de couvrir leurs crimes, celui de l’assassinat de Rafic Hariri et la tentative d’assassinat de Marwan Hamadé », a-t-il ajouté. « Ils (les prosyriens) ont la majorité au Parlement. Qu’ils forment le gouvernement qu’ils veulent et qu’ils adoptent le découpage électoral qu’ils veulent. Nous sommes prêts à participer aux élections dans tous les cas de figure », a-t-il indiqué. Commentant les déclarations de Jamil Sayyed, il a affirmé qu’il faisait partie lui et M. Lahoud « du même système policier mis en place par la Syrie » pour assurer la pérennité de sa tutelle au Liban. Dénonçant « la mafia sécuritaire et financière commune libano-syrienne », M. Joumblatt a déclaré : « La prorogation, c’est Jamil et les autres. Il commence à avoir peur, il nous menace pour nous prouver qu’il est là. » « Qui est Rabiha Kaddoura ? Elle dépend de Addoum qui dépend lui-même de Rustom Ghazalé. Nous sommes toujours dans le cercle vicieux de la mafia sécuritaire », a-t-il indiqué. Selon lui, le général Sayyed, qu’il a qualifié de « star de la Sûreté générale », a « contribué à l’isolement de la Syrie ». « Jamil a un grade plus élevé que Rustom Ghazalé. Addoum a le même grade que Rustom Ghazalé », a-t-il indiqué, rappelant que « Ghazi Kanaan n’avait pu se plaindre de Jamil Sayyed (à Damas), parce que ce dernier était mieux protégé ». Tendant à nouveau la main au Hezbollah et sayyed Hassan Nasrallah pour un dialogue, il a indiqué : « Que Nasrallah sache ce qu’il y a derrière la Résistance comme scandales et assassinats. Je le mets en garde, Nasrallah, il a un poignard dans le dos. Ils ont tous dit qu’ils allaient appliquer la 1559. Ils sont prêts à sacrifier le sayyed pour leurs intérêts financiers. » « Nous sommes prêts à rouvrir le dialogue avec le Hezbollah mais sur des constantes. Il n’y a pas d’autre issue que le dialogue avec le Hezbollah », a-t-il ajouté, estimant que sa « langue avait fourché » lorsqu’il avait parlé d’interruption de dialogue avec le parti de Dieu. « Une fois que l’on aura fait partir Lahoud, le Liban prendra un nouveau départ: le président ne sera plus une marionnette syrienne mais un allié de la Syrie qui pourra parler librement avec les Syriens », a par ailleurs indiqué M. Joumblatt dans un entretien à l’agence Reuters.

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a appelé hier le président syrien Bachar el-Assad à « retirer » le président de la République Émile Lahoud, plaidant en faveur de l’élection d’un nouveau président par le Parlement actuel. « Il s’agit là d’une porte de sortie honorable pour en finir avec les hommes de la prorogation comme Jamil Sayyed et les autres », a-t-il dit dans une déclaration télévisée.
« J’appelle les sages en Syrie et à leur tête le président Bachar el-Assad à retirer (M. Lahoud) en le poussant à la démission (…) pour nettoyer toute cette saleté », a déclaré M. Joumblatt à la chaîne Future TV.
« C’est la seule façon de mettre fin au régime des services de renseignements instauré avec Lahoud et d’assainir les relations syro-libanaises », a-t-il dit.
« Nous ne voulons pas...