Chine
Hu Jintao prend la tête des forces armées, la transition s’achève
le 14 mars 2005 à 00h00
Le Parlement chinois a nommé hier le président Hu Jintao chef officiel des forces armées, en remplacement de l’ancien chef d’État Jiang Zemin, marquant ainsi la fin de la transition du pouvoir entre les deux hommes.
L’Assemblée nationale populaire (ANP, Parlement chinois) a nommé hier M. Hu président de la Commission militaire centrale (CMC) de l’État, organe purement formel, par une écrasante majorité de 2 886 voix sur les 2 901 délégués, a indiqué l’agence officielle Chine nouvelle. La présidence de la CMC était le dernier poste officiel encore occupé par Jiang Zemin. La CMC du parti détient le véritable pouvoir sur la première armée au monde. L’ANP avait accepté le 8 mars la démission de Jiang Zemin. Hu Jintao était déjà à la tête de la CMC du parti depuis septembre 2004. La passation des pouvoirs entre les deux dirigeants avait été entamée en novembre 2002 quand Hu Jintao, 62 ans, avait succédé à M. Jiang en tant que secrétaire général du Parti communiste. Il avait par la suite remplacé M. Jiang au poste de président chinois en 2003. La nomination à la tête de la CMC vient consolider le pouvoir de M. Hu, qui appartient à la quatrième génération des leaders communistes chinois après Mao Tsé-toung, Deng Xiaoping et Jiang Zemin.
Jiang Zemin voudra cependant « probablement continuer à avoir une certaine influence et dispose encore de fidèles dans des positions assez hautes », explique Brian Bridges, politologue à l’Université Lingnan de Hong Kong. L’armée est ainsi un exemple des efforts que M. Hu doit encore faire pour cimenter son pouvoir. « La mise en place de ses fidèles au sein de l’armée prendra du temps car les soutiens de Jiang Zemin sont encore là », ajoute l’expert.
Un autre défi de taille attend M. Hu : le maintien d’une ligne dure vis-à-vis de Taïwan afin d’empêcher l’île de proclamer son indépendance formelle. Pékin veut montrer que la nouvelle génération de dirigeants est tout aussi déterminée à replacer l’île sécessionniste dans le giron de la Chine. Le Parlement chinois doit approuver aujourd’hui une loi « antisécession » qui autorise le recours à des « moyens non pacifiques » en cas d’indépendance de l’île, toujours considérée comme une province rebelle depuis sa sécession en 1949.
Le Parlement chinois a nommé hier le président Hu Jintao chef officiel des forces armées, en remplacement de l’ancien chef d’État Jiang Zemin, marquant ainsi la fin de la transition du pouvoir entre les deux hommes.
L’Assemblée nationale populaire (ANP, Parlement chinois) a nommé hier M. Hu président de la Commission militaire centrale (CMC) de l’État, organe purement formel, par une écrasante majorité de 2 886 voix sur les 2 901 délégués, a indiqué l’agence officielle Chine nouvelle. La présidence de la CMC était le dernier poste officiel encore occupé par Jiang Zemin. La CMC du parti détient le véritable pouvoir sur la première armée au monde. L’ANP avait accepté le 8 mars la démission de Jiang Zemin. Hu Jintao était déjà à la tête de la CMC du parti depuis septembre 2004. La passation des...
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