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Actualités - Chronologie

Exposition Les «Pensées humaines» de Rita Adaïmy à l’Espace SD (Photo)

Pour Rita Adaïmy, «la douleur est la voie de la connaissance» et «c’est dans les ténèbres que l’homme doit lutter pour pouvoir déceler la lumière». Ces axiomes posés, on comprend dès lors l’atmosphère dramatique qui ressort des grandes compositions à l’huile qu’elle présente, jusqu’au 2 avril, à l’Espace SD (immeuble S. Dagher, avenue Charles Hélou). Repliés sur eux-mêmes, des hommes et des femmes, aux crânes rasés, aux corps nus dénués de toute grâce, évoluent sur un fond clair-obscur dans un univers qui semble chargé d’accablement, de tristesse et de résignation. Intitulées «Human Thoughts» (Pensées humaines), les peintures de Rita Adaïmy tentent de reproduire, à travers les postures, les regards, les disproportions anatomiques, une palette d’humeurs et de dispositions mentales. Comme si les pensées profondes de ces êtres bizarres affleuraient à la surface de leur peau, ou transparaissaient à travers leur musculature contractée, leurs os saillants ou leurs pieds géants... Ainsi, un diptyque représente l’éloignement d’un couple. Un homme et une femme, chacun occupant une toile, se tournent le dos. Assis l’un dans une position d’affliction, l’autre dans une posture d’enfermement sur soi, ils illustrent «l’incommunication», dont le fil tendu entre eux a été coupé par une paire de ciseaux posés devant la femme. Dans une autre toile, la lassitude d’une mère est, elle, dépeinte au moyen d’une femme assise lourdement sur une chaise avec ses deux enfants s’étreignant devant elle. Tandis qu’une maternité montre une femme enceinte dans une sorte de jardin avec, de part et d’autre de sa toile, des toiles longitudinales représentant des tiges de chardons. D’autres femmes: au voile blanc, taquinant une tortue, semblant revenir à la vie, les pieds et les mains enveloppés dans une sorte de bandelettes, ou restes de linceul blanc... Et un homme assis, la tête entre les mains, sous une horloge circulaire, dans ce qui figure une salle d’attente... Et dans cet univers quelque peu onirique, désenchanté, des éléments récurrents, comme une clef ancienne, une boule, un escargot et une tortue, sèment des signes symboliques et énigmatiques. Née à Beyrouth en 1968, Rita Adaïmy est diplômée en architecture d’intérieur et en peinture et dessin de l’Université libanaise. Elle a à son actif plusieurs expositions dont le Salon d’automne du musée Sursock, en 1995 et en 2001. Elle a également participé, en 2000, à la «United Nations Millennium Art Exhibition» qui a été présentée à Londres, à Stockholm et à New York. À cette occasion, une de ses toiles – primée parmi douze autres finalistes – a été reproduite sur un timbre-poste édité par les Nations unies. Z.Z.
Pour Rita Adaïmy, «la douleur est la voie de la connaissance» et «c’est dans les ténèbres que l’homme doit lutter pour pouvoir déceler la lumière». Ces axiomes posés, on comprend dès lors l’atmosphère dramatique qui ressort des grandes compositions à l’huile qu’elle présente, jusqu’au 2 avril, à l’Espace SD (immeuble S. Dagher, avenue Charles Hélou).
Repliés sur eux-mêmes, des hommes et des femmes, aux crânes rasés, aux corps nus dénués de toute grâce, évoluent sur un fond clair-obscur dans un univers qui semble chargé d’accablement, de tristesse et de résignation.
Intitulées «Human Thoughts» (Pensées humaines), les peintures de Rita Adaïmy tentent de reproduire, à travers les postures, les regards, les disproportions anatomiques, une palette d’humeurs et de dispositions mentales....