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Londres pressé d’envisager une taxe sur les bénéfices des banques

La pression augmente sur le gouvernement britannique pour la création d’une taxe exceptionnelle sur les plus grandes banques du pays, alors qu’elles ont engrangé des bénéfices record avant impôts de près de 42 milliards d’euros en 2004. Des députés britanniques plaident aussi pour la création d’une taxe exceptionnelle applicable aux grandes compagnies pétrolières, dont les bénéfices ont également augmenté de façon spectaculaire, grâce à la flambée des prix du brut. « La création d’une telle taxe dépend en partie du niveau d’irritation des électeurs (face aux profits des banques) pendant les mois qui précèdent les élections » de mai, a expliqué Eddy Weatherill, directeur du cabinet de conseil bancaire Independent Banking Advisory Service. « Les profits excessifs, qui plus est faits sur le dos des consommateurs, ne sont pas une base saine pour les affaires, a-t-il commenté. Nous appelons à la création d’une taxe exceptionnelle sur les banques. L’idée a fait son chemin, le gouvernement devrait pouvoir considérer cette proposition avec attention .» La dernière taxe exceptionnelle du gouvernement travailliste remonte à 1997, juste après sa victoire aux élections législatives. Le gouvernement avait alors imposé de 5 milliards de livres les services publics privatisés, suite à des accusations de bénéfices excessifs. Interrogé sur l’hypothèse de créer une nouvelle taxe exceptionnelle, un porte-parole du Trésor s’est contenté d’indiquer que le système fiscal britannique faisait l’objet d’une « surveillance régulière ». Les cinq plus grandes banques britanniques – HSBC, Barclays, Royal Bank of Scotland, HBOS et Lloyds TSB – ont réalisé au total en 2004 des bénéfices avant impôts de 28,779 milliards de livres, profitant de la reprise économique mondiale et de leur expansion à l’étranger. Fin février, HSBC a annoncé à elle seule un bénéfice record pour une banque installée en Grande-Bretagne : 13,3 milliards d’euros. Dans le même temps, l’autorité financière en Grande-Bretagne, la FSA, a lancé une enquête sur les taux d’intérêt excessifs que les banques font payer à leurs clients, sur les emprunts ou sur l’usage de cartes de crédit. Le directeur général de la Royal Bank of Scotland, Fred Goodwin, a balayé les affirmations selon lesquelles les bénéfices des banques seraient excessifs. « Nos bénéfices sont importants parce que nous sommes une entreprise importante, avec 136 000 salariés. Les bénéfices des banques ne sont pas disproportionnés par rapport à ceux des autres entreprises dans d’autres industries », déclarait-il récemment. Les compagnies pétrolières géantes telles que Shell ou BP, qui ont profité de l’envolée des prix du pétrole à des niveaux record en 2004, sont aussi dans la ligne de mire. « Les prix ont augmenté dans des proportions dépassant de très loin ce que ces compagnies avaient prévu – et dans des proportions qui dépassent largement leurs coûts supplémentaires de production et de forage », argumente Martin O’Neill, député travailliste qui préside la commission parlementaire sur le commerce et l’industrie. « Cette hausse n’a rien à voir avec les compétences de ces compagnies. C’est simplement de la chance », juge-t-il. Les bénéfices nets combinés de Shell et BP ont atteint 26,2 milliards d’euros en 2004.
La pression augmente sur le gouvernement britannique pour la création d’une taxe exceptionnelle sur les plus grandes banques du pays, alors qu’elles ont engrangé des bénéfices record avant impôts de près de 42 milliards d’euros en 2004.
Des députés britanniques plaident aussi pour la création d’une taxe exceptionnelle applicable aux grandes compagnies pétrolières, dont les bénéfices ont également augmenté de façon spectaculaire, grâce à la flambée des prix du brut.
« La création d’une telle taxe dépend en partie du niveau d’irritation des électeurs (face aux profits des banques) pendant les mois qui précèdent les élections » de mai, a expliqué Eddy Weatherill, directeur du cabinet de conseil bancaire Independent Banking Advisory Service.
« Les profits excessifs, qui plus est faits sur le dos...