Venu en France pour la promotion de son film, The Aviator, Martin Scorsese a parlé de la genèse du scénario, de ce qui l’avait attiré dans l’histoire de l’extravagant Howard Hughes:
– «Le côté pionnier américain. Pour les Américains, après avoir conquis tout le pays, tué les Indiens, les Mexicains, les derniers territoires à conquérir étaient les rêves, via Hollywood, ou le ciel. Mais cet esprit pionnier a aussi un revers (...). Une énergie qui appelle la chute. À la fin du film, Hughes n’ira plus vers le haut, il ne va cesser de tomber, toujours plus bas.»
– Sans doute – Sauf que le film de Scorsese escamote la fin (peu reluisante) de l’existence de son «héros» (après l’invasion du ciel et des studios). Le metteur en scène ajoute: «J’ai 62 ans. Me reste-t-il beaucoup de films à tourner? Je dois faire vite. Mes dépassements de budget, en particulier pour Gangs of New York (2002), m’ont coûté cher (...). Vous savez, The Aviator m’a permis d’aborder les luttes politiques et financières entre les différents échelons de cette autre mafia: celle des affaires. Et spécialement ces gangsters qui ont le gouvernement de leur côté.»
– Certes, on peut exprimer des réserves. Mais The Aviator est un grand film.
Source : extraits d’une interview publiée dans le journal Libération.
J.-P. Goux-PELLETAN
Venu en France pour la promotion de son film, The Aviator, Martin Scorsese a parlé de la genèse du scénario, de ce qui l’avait attiré dans l’histoire de l’extravagant Howard Hughes:
– «Le côté pionnier américain. Pour les Américains, après avoir conquis tout le pays, tué les Indiens, les Mexicains, les derniers territoires à conquérir étaient les rêves, via Hollywood, ou le ciel. Mais cet esprit pionnier a aussi un revers (...). Une énergie qui appelle la chute. À la fin du film, Hughes n’ira plus vers le haut, il ne va cesser de tomber, toujours plus bas.»
– Sans doute – Sauf que le film de Scorsese escamote la fin (peu reluisante) de l’existence de son «héros» (après l’invasion du ciel et des studios). Le metteur en scène ajoute: «J’ai 62 ans. Me reste-t-il beaucoup de films à tourner?...
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