Nucléaire
Parler de frappes américaines
contre l’Iran n’est pas fondé, déclare Bush
le 21 février 2005 à 00h00
Le président George W. Bush a affirmé que parler de frappes militaires américaines contre les installations nucléaires iraniennes ne correspondait « simplement pas à la vérité », tout en montrant des signes d’impatience grandissante face à la réponse de Téhéran aux démarches européennes.
« Les Iraniens n’ont pas besoin de quelconques excuses, a déclaré le président américain. Ils doivent juste faire ce que le monde libre leur a demandé de faire. Et c’est parfaitement clair : abandonnez votre programme d’armes » atomiques.
M. Bush a en outre fait part de son fort soutien à l’activité diplomatique de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne en vue de convaincre l’Iran de laisser tomber son programme d’enrichissement de l’uranium. Mais il a rejeté les appels à un plus grand engagement de Washington dans les pourparlers sur ce sujet avec Téhéran. « Nous sommes déjà engagés dans le processus » du fait de l’appartenance des États-Unis à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a dit à cet égard M. Bush.
Le président américain avait déclaré vendredi à une télévision belge qu’il ne voulait pas complètement exclure l’option militaire face à l’Iran, mais entendait résoudre la question de ses ambitions nucléaires par la « diplomatie ». « Nous avons un but commun : c’est que l’Iran ne devrait pas avoir l’arme nucléaire », a-t-il souligné en référence aux négociations engagées par les trois grands Européens (Allemagne, France, Royaume-Uni) avec Téhéran pour faire renoncer la République islamique à ses ambitions.
Poutine ignore les craintes américaines sur l’Iran
De son côté, le président russe Vladimir Poutine a fait savoir que Moscou allait poursuivre sa coopération nucléaire avec l’Iran malgré les craintes américaines, injustifiées à ses yeux, que Téhéran ne se serve de la technologie russe pour concevoir en secret des armes atomiques. « Les dernières mesures en date prises par l’Iran persuadent la Russie de ce que l’Iran n’a pas l’intention de fabriquer des armes atomiques », a affirmé Poutine au négociateur en chef iranien sur les questions nucléaires, Hassan Rohani.
Washington et Tokyo
« profondément inquiets » sur la Corée du Nord
Concernant le programme nucléaire de la Corée du Nord, Washington et Tokyo ont exprimé, lors d’une rencontre des chefs de la diplomatie américain et japonais à Washington, ce week-end, leurs « profondes inquiétudes » et ont exhorté Pyongyang à reprendre les pourparlers à six pour dénouer la crise.
Les deux pays ont aussi déclaré que le détroit de Taïwan constituait un « objectif stratégique commun » face à la menace de Pékin d’envahir l’île si elle déclarait son indépendance.
El-Baradei dénonce une « campagne »
infamante à son égard
dans des déclarations au magazine allemand Der Spiegel, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammed el-Baradei, qui entretient des rapports difficiles avec Washington, a dénoncé une « campagne » infamante à son égard. « On me traîne dans la boue », a dit le diplomate égyptien. « On dit par exemple qu’un Égyptien ne peut pas être impartial avec les États musulmans et leur dévoile tous les secrets », a-t-il ajouté.
Le président George W. Bush a affirmé que parler de frappes militaires américaines contre les installations nucléaires iraniennes ne correspondait « simplement pas à la vérité », tout en montrant des signes d’impatience grandissante face à la réponse de Téhéran aux démarches européennes.
« Les Iraniens n’ont pas besoin de quelconques excuses, a déclaré le président américain. Ils doivent juste faire ce que le monde libre leur a demandé de faire. Et c’est parfaitement clair : abandonnez votre programme d’armes » atomiques.
M. Bush a en outre fait part de son fort soutien à l’activité diplomatique de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne en vue de convaincre l’Iran de laisser tomber son programme d’enrichissement de l’uranium. Mais il a rejeté les appels à un plus grand...
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