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Le PM israélien, inflexible, a fait avaliser sa stratégie unilatérale de désengagement

Derrière les gestes amicaux, Ariel Sharon, inflexible, a fait avaliser à Charm el-Cheikh sa stratégie unilatérale de désengagement des territoires palestiniens, en refusant obstinément tout engagement mutuel écrit avec Mahmoud Abbas. Le Premier ministre israélien a ainsi axé son intervention publique sur l’application de son plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza et de quatre colonies de Cisjordanie. « Je suis décidé à appliquer le plan de désengagement (de Gaza) dont j’ai pris l’initiative et que j’ai décidé unilatéralement », a-t-il dit. Il a ajouté que « ce désengagement pourrait ouvrir la voie à l’application de la “feuille de route”, qui nous engage et que nous voulons appliquer ». M. Sharon a toutefois refusé de proclamer un cessez-le-feu « mutuel » avec les Palestiniens, affirmait hier le quotidien gouvernemental égyptien al-Ahram. L’arrêt des violences dans les territoires palestiniens, principal résultat concret de la conférence, a finalement été annoncé séparément par les deux protagonistes. Le Premier ministre israélien « n’a pas accepté l’expression “d’arrêt mutuel” (des violences entre Palestiniens et Israéliens) en suggérant à sa place le mot “contrepartie” », a révélé Ibrahim Nafee, PDG d’al-Ahram, un proche de M. Moubarak. La formule annoncée séparément par MM. Sharon et Abbas pour le cessez-le-feu s’est ainsi transformée en : « Les Palestiniens arrêtent toutes les formes de violence et, en contrepartie, Israël arrête ses activités militaires sur tout le territoire » palestinien. Par ailleurs, le sommet n’a pas débouché, comme cela était espéré, sur un communiqué conjoint à deux (Israël et Palestiniens) ou à quatre (Israël, Palestiniens, Égypte et Jordanie), fixant des engagements et un calendrier d’application. Les Égyptiens avaient indiqué qu’une commission palestino-israélienne serait chargée, parallèlement au sommet, d’en rédiger la déclaration finale, mais aucun texte de ce genre n’a sanctionné la conférence, alors que l’agence égyptienne officielle Mena avait indiqué mardi qu’une déclaration finale était prête à être annoncée. Makram Mohammed Ahmed, PDG de la revue al-Moussawar, un proche lui aussi du chef de l’État égyptien, a pour sa part affirmé qu’un « protocole d’accord » en sept points entre Palestiniens et Israéliens devait être approuvé à Charm el-Cheikh, mais ce document n’a finalement pas été diffusé. Lors d’une brève séance plénière, trois des quatre dirigeants du sommet se sont bornés à la lecture de discours écrits, convenus d’avance, dans lesquels ils ont affirmé leurs « espoirs » de voir la conférence déboucher sur une nouvelle dynamique de paix dans la région. Le roi Abdallah II a laissé M. Moubarak parler en son nom. Les dossiers politiques lourds du conflit israélo-palestinien ont été évités, malgré l’annonce de la création de commissions mixtes chargées de les ouvrir dans l’après-Charm el-Cheikh. Dans son intervention, M. Abbas a souligné que ces dossiers concernent notamment la poursuite de la colonisation dans les territoires palestiniens, la barrière de séparation érigée par Israël en Cisjordanie, la question de Jérusalem et la libération des prisonniers. Les Palestiniens souhaitent une révision des critères de libération de ces détenus, au nombre de 8 500. Malgré l’insistance du président Moubarak sur la volonté de la Syrie de négocier avec Israël la paix et la restitution du plateau du Golan, M. Sharon a ignoré ce volet du conflit israélo-arabe, héritage de la guerre de 1967.
Derrière les gestes amicaux, Ariel Sharon, inflexible, a fait avaliser à Charm el-Cheikh sa stratégie unilatérale de désengagement des territoires palestiniens, en refusant obstinément tout engagement mutuel écrit avec Mahmoud Abbas.
Le Premier ministre israélien a ainsi axé son intervention publique sur l’application de son plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza et de quatre colonies de Cisjordanie. « Je suis décidé à appliquer le plan de désengagement (de Gaza) dont j’ai pris l’initiative et que j’ai décidé unilatéralement », a-t-il dit. Il a ajouté que « ce désengagement pourrait ouvrir la voie à l’application de la “feuille de route”, qui nous engage et que nous voulons appliquer ».
M. Sharon a toutefois refusé de proclamer un cessez-le-feu « mutuel » avec les Palestiniens, affirmait...