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Afghanistan Versions contradictoires sur les derniers mouvements du Boeing accidenté(photo)

Six jours après l’accident du Boeing 737 afghan avec 104 personnes à bord, toutes données pour mortes, des versions contradictoires circulent sur les raisons qui ont empêché l’appareil de se poser, dans le mauvais temps, à Kaboul ou sur un aéroport de secours. À ce stade, les autorités se limitent à exclure l’attentat : « Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’un acte terroriste », a déclaré mardi à l’AFP le général Mohammed Zaher Azimi, porte-parole du ministère de la Défense. Parti jeudi dernier d’Hérat (Ouest), apparemment sans alerte météo, le Boeing devait se poser une heure plus tard à Kaboul. Selon le numéro deux des opérations de Kam Air Feda, Mohammed Fadawi, l’appareil a eu un contact radio avec la tour de contrôle de Kaboul, mais « n’a pas pu atterrir en raison du mauvais temps ». Le ministre afghan des Transports Anayatullah Qasimi a affirmé vendredi que l’aéroport était praticable et que l’avion avait été autorisé à se poser. « Le dernier contact s’est établi avec l’aéroport de Kaboul. C’était une demande sur les conditions météo (...), il a reçu l’autorisation d’atterrir donnée par Bagram (plus grande base de l’armée américaine en Afghanistan, à 50 km au nord de Kaboul). La dernière fois qu’il a été vu sur les écrans radar, l’avion se trouvait à 3,1 milles (environ 5,5 km) à l’est de Kaboul », a affirmé le ministre. Selon lui, le commandant de bord russe et son second canadien ont décidé de ne pas se poser. « On leur a dit que les conditions météo étaient défavorables mais qu’ils pouvaient se poser », affirme pour sa part le directeur commercial de Phoenix, propriétaire de l’avion loué par Kam Air, Said al-Rumhy, joint par téléphone à Dubaï. Attila Kamgar, contrôleur financier de la jeune compagnie créée en novembre 2003 et frère du propriétaire, a affirmé de son côté que le Boeing 737 âgé de 25 ans avait demandé à se poser à Peshawar, au Pakistan, à une demi-heure de vol à l’est de Kaboul. Après une première confirmation non officielle de ce contact, les autorités aéroportuaires de Peshawar ont ensuite catégoriquement démenti tout contact avec le Boeing afghan. L’armée américaine, qui contrôle depuis Bagram toutes les approches aériennes dans la région et ne cède le relais qu’à la dernière minute à l’aéroport de Kaboul, a refusé de s’exprimer sur les circonstances du vol. « La question fait l’objet d’une enquête, lorsqu’elle sera terminée, il appartiendra aux autorités de décider de ce qui est rendu public », a simplement déclaré un porte-parole de l’armée, le commandant Steve Wollman. Selon plusieurs sources, l’avion a demandé à se poser à Bagram, mais la coalition a démenti. « Rien n’indique que l’avion (...) a demandé à se poser à Bagram », a déclaré lundi le commandant américain Clay Beradi, un pilote venu expliquer aux journalistes les procédures aériennes dans la région. L’avion disparaît des écrans radar à 15h40, à une altitude de 3 500 mètres, selon une source aéroportuaire. Il s’est finalement écrasé à 28 km à l’est de l’aéroport, contre une montagne à 3 300 mètres d’altitude, ce qui pourrait indiquer qu’il volait trop bas. Cherchait-il à se poser à Kaboul ? Des instruments de bord n’ont-ils pas fonctionné ? Le pilote a-t-il pris des risques inconsidérés ? Une erreur d’aiguillage s’est-elle produite ? Seule l’étude de la trajectoire de l’appareil, des conversations avec les contrôleurs et dans le cockpit permettra de répondre à ces interrogations. Mais, selon le ministère afghan de la Défense, les boîtes noires – contenant les paramètres de vol et les conversations dans le cockpit – n’ont pas encore été retrouvées.

Six jours après l’accident du Boeing 737 afghan avec 104 personnes à bord, toutes données pour mortes, des versions contradictoires circulent sur les raisons qui ont empêché l’appareil de se poser, dans le mauvais temps, à Kaboul ou sur un aéroport de secours.
À ce stade, les autorités se limitent à exclure l’attentat : « Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’un acte terroriste », a déclaré mardi à l’AFP le général Mohammed Zaher Azimi, porte-parole du ministère de la Défense.
Parti jeudi dernier d’Hérat (Ouest), apparemment sans alerte météo, le Boeing devait se poser une heure plus tard à Kaboul. Selon le numéro deux des opérations de Kam Air Feda, Mohammed Fadawi, l’appareil a eu un contact radio avec la tour de contrôle de Kaboul, mais « n’a pas pu atterrir en raison du mauvais temps...