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Actualités - Chronologie

People L’Espagne se prépare au mariage royal de Felipe et Letizia (Photo)

L’héritier du trône d’Espagne, le prince Felipe de Bourbon, épousera aujourd’hui à Madrid l’ancienne journaliste Letizia Ortiz, appelée à devenir la première reine roturière divorcée d’Espagne, lors d’une cérémonie placée sous haute surveillance. Au-delà de 30 ans de terrorisme basque, par-delà l’ombre portée des attentats islamistes du 11 mars, parmi les pires ayant jamais touché l’Europe, les organisateurs du mariage espèrent qu’il conjurera le funeste souvenir attaché aux dernières noces royales célébrées en Espagne. Ce jour-là, le 31 mai 1906, un anarchiste lançait une bombe dissimulée dans une brassée de roses au passage du carrosse transportant Alphonse XIII et son épouse Victoria Eugenia de Battenberg. Les souverains étaient sortis indemnes de l’explosion, qui avait fait 23 morts et une centaine de blessés. Le mariage de Felipe et Letizia sera d’autant mieux protégé qu’il se déroulera en présence d’une quinzaine de chefs d’État ou de gouvernement et de représentants d’une trentaine de maisons royales, lors d’une cérémonie en la cathédrale de l’Almudena qui sera suivie dans le monde entier par plus d’un milliard de téléspectateurs. Felipe de Bourbon, 35 ans, et Letizia Ortiz, 31 ans, se sont officiellement fiancés le 6 novembre dernier, cinq jours à peine après que la maison royale eut annoncé leur relation dans un bref communiqué que rien ne laissait prévoir. Le mariage du prince, qualifié de « royal » par médias et autorités étant donné que Felipe est l’héritier de la couronne, se déroulera dans la cathédrale qui jouxte le palais d’Orient, résidence royale située en plein centre de Madrid et utilisée pour les réceptions officielles. Quelque 1 600 personnalités ont été conviées au mariage. Les partis communiste espagnol et nationalistes basque, catalan, galicien et aragonais ont décliné l’invitation car ces formations républicaines considèrent qu’il s’agit d’un « acte privé ». La fièvre des préparatifs se fait sentir depuis plusieurs semaines en Espagne. Les autorités madrilènes ont puisé dans les deniers publics pour de fastueuses décorations comprenant une débauche de fleurs, jeux de lumière, calicots roses, blancs, jaunes et argentés et bâches géantes aux couleurs des grands maîtres de la peinture espagnole. « Ce n’est pas une dépense, c’est de l’investissement », a assuré le maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon, en refusant d’en révéler le montant avant les noces, auxquelles il a pressé les Madrilènes d’assister en nombre. Quelque 4 800 journalistes de 40 pays se sont accrédités à l’une des cérémonies royales les plus médiatisées après les noces du prince Charles, héritier du trône d’Angleterre et de Lady Diana, en 1981. Les services de sécurité ont commencé à déployer un dispositif exceptionnel qui mobilisera 17 700 policiers et gardes civils, des chasseurs F-18 et un avion-radar Awacs chargés de contrôler l’interdiction de survol de Madrid pour 48 heures. Le contrôle des identités aux frontières a été rétabli depuis samedi 15 mai et jusqu’à dimanche minuit. La robe de mariée de Letizia est encore un secret, mais on sait que Felipe portera un uniforme de gala de l’armée de terre. Le cortège nuptial dans les rues de Madrid passera par un « Bois des disparus » composé de cyprès et oliviers en mémoire des victimes du 11 mars, devant la gare d’Atocha, l’épicentre du massacre. Le jeune couple effectuera ce parcours, pour lequel la météo annonce de la pluie comme probable à 90 %, à bord d’une Rolls Royce Phantom décapotable et équipée à l’arrière d’une cage de verre blindé. Les futurs époux ont déjà reçu toutes sortes de cadeaux, allant des ouvrages d’artisanat les plus divers à un couple d’ânes offert par une association de défense des animaux.
L’héritier du trône d’Espagne, le prince Felipe de Bourbon, épousera aujourd’hui à Madrid l’ancienne journaliste Letizia Ortiz, appelée à devenir la première reine roturière divorcée d’Espagne, lors d’une cérémonie placée sous haute surveillance.
Au-delà de 30 ans de terrorisme basque, par-delà l’ombre portée des attentats islamistes du 11 mars, parmi les pires ayant jamais touché l’Europe, les organisateurs du mariage espèrent qu’il conjurera le funeste souvenir attaché aux dernières noces royales célébrées en Espagne.
Ce jour-là, le 31 mai 1906, un anarchiste lançait une bombe dissimulée dans une brassée de roses au passage du carrosse transportant Alphonse XIII et son épouse Victoria Eugenia de Battenberg. Les souverains étaient sortis indemnes de l’explosion, qui avait fait 23 morts...