Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

«J’ai appris à faire des films en me ridiculisant», admet Stephen Frears

Le réalisateur britannique Stephen Frears a « appris à faire des films en (se) ridiculisant » avec ses premières tentatives, pleines d’« erreurs indispensables », a-t-il expliqué en donnant la traditionnelle « leçon de cinéma » du Festival de Cannes. « Le cinéma ne s’apprend pas dans les écoles », a déclaré lors de cette leçon le réalisateur... pourtant professeur à la National Film and Television School (l’École nationale britannique de cinéma et de télévision). « Au début de ma carrière, je voyais beaucoup de films et le lendemain, quand j’arrivais sur mon tournage, j’essayais de copier ce que j’avais aimé. Mais c’était toujours raté », a-t-il raconté avec un humour très « british ». « Il m’a fallu quinze ans pour me sentir responsable de ce que je faisais », a ajouté le réalisateur de My Beautiful Laundrette et des Liaisons dangereuses ». Étranger au concept de « cinéma d’auteur », Stephen Frears défend le couple « classique » du cinéma : réalisateur et scénariste. « Je ne comprends vraiment pas les gens qui écrivent leur propre scénario. Moi, j’ai plutôt grandi dans un contexte traditionnel, et je dirige ce que d’autres écrivent ». Pour lui, le rôle et la place du scénariste dans un film doivent être très importants. « Il faut que les auteurs soient sur le tournage. Les scénaristes sont responsables et coupables de tout. Il faut qu’ils soient là ! » dit-il. Pour lui, contrairement à de nombreux cinéastes, la lecture d’un scénario ne se traduit pas automatiquement en images mentales. « Il n’y a rien de visuel dans tout cela, note-t-il. Je crois que cela a plutôt à voir avec le son. Avant tout, j’écoute un scénario. Et si j’entends bien les choses, je suis sûr que les images viendront toutes seules ». Cinéaste au parcours très éclectique, Frears a réalisé plusieurs films à Hollywood. Il en garde des souvenirs contrastés. « Aller à Hollywood, ça fait tourner la tête, reconnaît-il. Mais j’ai fini par être déçu. Je reconnais que j’ai beaucoup appris, notamment sur la façon de faire des films de loisirs, mais ça finit par être ennuyeux ».
Le réalisateur britannique Stephen Frears a « appris à faire des films en (se) ridiculisant » avec ses premières tentatives, pleines d’« erreurs indispensables », a-t-il expliqué en donnant la traditionnelle « leçon de cinéma » du Festival de Cannes.
« Le cinéma ne s’apprend pas dans les écoles », a déclaré lors de cette leçon le réalisateur... pourtant professeur à la National Film and Television School (l’École nationale britannique de cinéma et de télévision).
« Au début de ma carrière, je voyais beaucoup de films et le lendemain, quand j’arrivais sur mon tournage, j’essayais de copier ce que j’avais aimé. Mais c’était toujours raté », a-t-il raconté avec un humour très « british ». « Il m’a fallu quinze ans pour me sentir responsable de ce que je faisais », a ajouté le...