Si le quartier est toujours l’une des destinations commerciales les plus dynamiques et les plus recherchées de Beyrouth, le marché des bureaux à Hamra n’affiche pas une aussi bonne santé. À voir le stock disponible et le nombre d’immeubles d’affaires quasiment vides, le taux d’occupation des bureaux n’est pas très fameux.
Tous les professionnels de l’immobilier sont unanimes à ce sujet, les bureaux à Hamra n’ont plus autant la cote qu’auparavant.
Même les investisseurs n’osent plus s’aventurer sur ce marché et préfèrent placer leur argent dans le résidentiel et l’hôtellerie (y compris des appartements meublés). Depuis une dizaine d’années, les nouveaux immeubles d’affaires (Hamra Square, La Tour de Lyon, Ras Beirut Clinics Center) se comptent sur les doigts d’une seule main.
Il est loin le temps où il était prestigieux d’avoir un bureau dans les immeubles Piccadilly, Eldorado, Commodore, Saroulla, Strand, ou al-Hamra pour ne citer que quelques exemples.
Aujourd’hui, les sociétés hésitent à s’implanter à Hamra. À leurs yeux, une adresse dans ce quartier a trop d’inconvénients :
– l’éternel problème des parkings reste un point faible. Et même si l’immeuble a un parking souterrain, l’accessibilité à Hamra est délicate aux heures de pointe. Cela n’est pas idéal pour inviter vos clients;
– le parc immobilier des bureaux est particulièrement ancien et dégradé, voire non entretenu. Il fait pâle figure à côté des immeubles high-tech et joliment rénovés du centre-ville.
Pourtant, Hamra ne manque pas d’atouts :
– selon notre estimation, les loyers doivent varier de 40 à 50 dollars le m2 pour des bureaux dans des immeubles anciens et de 75 à 100 dollars le m2 pour des immeubles récents et bien tenus.
Ainsi, les prix à Hamra sont particulièrement attractifs surtout face à ceux du centre-ville (de 100 à 225 dollars le m2). De ce fait, Hamra serait idéal pour les petites compagnies nouvellement créées qui ne sont pas intéressées par le prestige d’une adresse au centre-ville et qui recherchent à Hamra un bureau bon marché et bien situé à Beyrouth.
– avoir son bureau dans le plus important centre financier de Beyrouth avec la Banque centrale et de nombreux sièges sociaux et agences bancaires n’est pas négligeable;
– bien que le marché se porte mal, Hamra reste encore un important quartier d’affaires avec une multitude de compagnies privées;
– la grande majorité des immeubles situés dans les rues Abdel-Aziz, Souraty et Maamari autour de l’AUH est occupée. Cela prouve que la demande pour les cabinets médicaux reste soutenue;
– les bons taux d’occupation des immeubles comme Gefinor, Hamra Square, Lion’s et Blue sont également des signes positifs.
Quelles sont les solutions pour sortir de la crise actuelle ?
Les propriétaires doivent revoir leur politique tarifaire à la baisse. Il serait judicieux de proposer des prix plus compétitifs afin d’attirer les quelques sociétés encore intéressées par Hamra. De plus, les propriétaires des immeubles dégradés ne doivent pas s’attendre à des miracles. S’ils ne rénovent pas leur bien et ne se mettent pas aux normes internationales des nouvelles technologies, ils resteront dans une impasse et leur propriété perdra de sa valeur.
En coopération avec :RAMCO
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Tous les professionnels de l’immobilier sont unanimes à ce sujet, les bureaux à Hamra n’ont plus autant la cote qu’auparavant.
Même les investisseurs n’osent plus s’aventurer sur ce marché et préfèrent placer leur argent dans le résidentiel et l’hôtellerie (y compris des appartements meublés). Depuis une dizaine d’années, les nouveaux immeubles d’affaires (Hamra Square, La Tour de Lyon, Ras Beirut Clinics Center) se comptent sur les doigts d’une seule main.
Il est loin...