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Le scrutin municipal aura lieu jeudi La fièvre électorale s’empare de Ryad

Événement exceptionnel pour l’Arabie saoudite, une certaine fièvre électorale s’est emparée de Ryad, qui fait l’apprentissage des campagnes à l’occasion du scrutin municipal de jeudi. L’élection est un concept étranger dans cette monarchie absolue, où les établissements publics ont toujours été pourvus par désignation et qui ne dispose pas de Parlement élu. À l’extérieur d’une tente imposante, installée près de l’une des artères de Ryad pour recevoir des partisans et d’éventuels électeurs, le candidat Zafer al-Yamy s’adresse à quelque 150 hommes assis et sirotant du café arabe et des boissons rafraîchissantes. « Oui pour la patrie... Non pour la corruption », tel est le slogan électoral choisi par M. al-Yamy, un consultant juridique. Alors qu’il répond aux questions de l’assistance, la voix d’un autre orateur, parlant dans une autre tente installée à proximité par un autre candidat, est facilement entendue. Les rassemblements publics sont toujours bannis en Arabie saoudite, mais les élections ont créé l’exception. « C’est déjà en soi un résultat positif des élections, indépendamment de celui qui gagne », lance l’un des présents, en référence au rassemblement et à la discussion ouverte. « Ces pamphlets sont illégaux dans ce pays », confie-t-il à l’AFP, au passage d’un garçon qui distribue des tracts portant le manifeste du candidat. Selon lui, les détracteurs des élections municipales estiment que le scrutin n’est pas une étape suffisante sur la voie de la réforme. « (Mais) quelle est leur alternative ? » ajoute-t-il, soutenant que ces élections inédites sont mieux que rien. Cependant, ces meetings électoraux ne signifient pas nécessairement que les Saoudiens afflueront en masse pour accomplir leur devoir de vote pour la première fois dans leur vie. Seulement 37 % des Saoudiens en âge de voter (21 ans révolus), soit quelque 148 000 hommes, sur un peu plus de 400 000 électeurs potentiels selon des estimations, se sont inscrits sur les listes électorales dans la province de Ryad, qui compte près de cinq millions d’habitants. Au total, 1 818 candidats seront en lice pour 104 sièges, dont 646 pour les sept sièges de Ryad, chaque siège correspondant à une circonscription. Les femmes sont interdites de scrutin.
Événement exceptionnel pour l’Arabie saoudite, une certaine fièvre électorale s’est emparée de Ryad, qui fait l’apprentissage des campagnes à l’occasion du scrutin municipal de jeudi. L’élection est un concept étranger dans cette monarchie absolue, où les établissements publics ont toujours été pourvus par désignation et qui ne dispose pas de Parlement élu.
À l’extérieur d’une tente imposante, installée près de l’une des artères de Ryad pour recevoir des partisans et d’éventuels électeurs, le candidat Zafer al-Yamy s’adresse à quelque 150 hommes assis et sirotant du café arabe et des boissons rafraîchissantes. « Oui pour la patrie... Non pour la corruption », tel est le slogan électoral choisi par M. al-Yamy, un consultant juridique. Alors qu’il répond aux questions de l’assistance, la...