Les ulémas sunnites cherchent à unifier
leur communauté à l’instar des chiites
le 07 février 2005 à 00h00
Les dignitaires religieux sunnites irakiens ont décidé d’entrer dans l’arène politique pour unifier leur communauté totalement désemparée, en s’inspirant de l’exemple du clergé chiite avant les élections.
Les dirigeants arabes sunnites peinent à trouver une instance unificatrice et prévenir ainsi leur marginalisation, surtout lorsqu’il s’agira de rédiger la Constitution.
Le Comité des ulémas musulmans, qui affirme gérer près de 3 000 mosquées sunnites à travers le pays, semble vouloir prendre la tête de la communauté déboussolée depuis la chute de Saddam Hussein, en avril 2003. « Nous sommes la Marjaïya sunnite. Parfois nous parlons de questions politiques car nous sentons qu’il n’y a pas réellement (au sein de la communauté) de mouvements politiques d’envergure nationale », explique à l’AFP le porte-parole de cette institution, Omar Ragheb.
« Le jour où nous aurons trouvé une direction politique valable, nous quitterons la scène politique et retournerons à nos préoccupations religieuses », explique-t-il.
Samedi, cette instance a affirmé, après sa rencontre avec le représentant de l’Onu Achraf Qazi, qu’elle conditionnait sa participation à la rédaction de la Constitution à l’annonce d’un calendrier de retrait des forces étrangères.
Par ailleurs, l’homme politique sunnite Adnane Pachachi, qui était candidat aux élections, s’est réuni jeudi avec des partis qui n’ont pas participé au scrutin, dont le Parti islamique irakien et le Parti socialiste arabe.
« Les représentants des forces politiques qui n’ont pas participé (aux élections) ont approuvé le principe de la participation à la rédaction de la Constitution », indique un communiqué de M. Pachachi, qui précise que d’autres réunions suivront.
Les dignitaires religieux sunnites irakiens ont décidé d’entrer dans l’arène politique pour unifier leur communauté totalement désemparée, en s’inspirant de l’exemple du clergé chiite avant les élections.
Les dirigeants arabes sunnites peinent à trouver une instance unificatrice et prévenir ainsi leur marginalisation, surtout lorsqu’il s’agira de rédiger la Constitution.
Le Comité des ulémas musulmans, qui affirme gérer près de 3 000 mosquées sunnites à travers le pays, semble vouloir prendre la tête de la communauté déboussolée depuis la chute de Saddam Hussein, en avril 2003. « Nous sommes la Marjaïya sunnite. Parfois nous parlons de questions politiques car nous sentons qu’il n’y a pas réellement (au sein de la communauté) de mouvements politiques d’envergure nationale », explique à...
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