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Actualités - Chronologie

Critiques voilées contre Ryad et Le Caire, appelés à se démocratiser

Deux des principaux alliés des États-Unis au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite et l’Égypte, se sont attirés des critiques voilées du président Bush, qui les a appelés, lors de son discours sur l’état de l’Union, à des réformes démocratiques au nom de « la paix et la stabilité dans le Grand Moyen-Orient ». George W. Bush a expliqué mercredi soir que « pour promouvoir la paix et la stabilité dans le Grand Moyen-Orient, les États-Unis travailleront avec (leurs) amis dans la région pour combattre la menace commune du terrorisme, tout en encourageant un niveau de liberté plus élevé ». « Le gouvernement de l’Arabie saoudite peut montrer son leadership dans la région en accroissant le rôle de son peuple dans la définition de son avenir, et la grande et fière nation d’Égypte, qui a montré la voie de la paix au Proche-Orient, peut maintenant montrer la voie de la démocratie au Proche-Orient », a-t-il précisé. Ces appels à la démocratisation contrastent avec le satisfecit accordé à d’autres alliés de la région : « Des réformes pleines d’espoir sont déjà en train de prendre pied dans un arc allant du Maroc à la Jordanie et à Bahreïn », a souligné M. Bush. Elles peuvent aussi apparaître comme une réponse aux questions soulevées après le discours d’investiture de M. Bush il y a deux semaines. Il avait alors exposé la volonté américaine « d’appuyer les mouvements et les institutions démocratiques dans tous les pays et dans toutes les sociétés dans le but ultime de mettre fin à la tyrannie dans le monde ». La presse américaine avait alors souligné que jusqu’à présent, les États-Unis ont promu la démocratie là où elle arrangeait leurs intérêts, comme en Irak ou en Afghanistan, mais pas quand des régimes durs « sont en phase, par leur politique de sécurité ou économique – Pakistan, Égypte, Arabie saoudite, Russie ou Chine ». Hier, un membre du majlis al-Choura, conseil consultatif saoudien, a qualifié d’« étranges » les critiques américaines. Plus largement, la déclaration de M. Bush confirme les objectifs pour « le Grand Moyen-Orient », annoncés il y a un an. Les États-Unis souhaitent soutenir les réformes et la démocratisation dans cette vaste région, s’étendant selon eux de la Mauritanie au Pakistan, pour faire reculer sur le long terme les frustrations et la pauvreté sur lesquels le terrorisme prospère. Depuis un an, ce projet a toutefois perdu beaucoup de sa substance politique. D’emblée, en février 2004, l’Arabie saoudite et l’Égypte avaient exprimé leurs réticences, soulignant ensemble que « les États arabes progressent sur le chemin du développement, de la modernisation et de la réforme en suivant les intérêts et les valeurs de leurs peuples ». Quelques mois plus tard, Ryad et Le Caire avaient en outre décliné une invitation à un sommet du G8 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Japon, Canada et Russie) qui avait abordé ces questions.
Deux des principaux alliés des États-Unis au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite et l’Égypte, se sont attirés des critiques voilées du président Bush, qui les a appelés, lors de son discours sur l’état de l’Union, à des réformes démocratiques au nom de « la paix et la stabilité dans le Grand Moyen-Orient ».
George W. Bush a expliqué mercredi soir que « pour promouvoir la paix et la stabilité dans le Grand Moyen-Orient, les États-Unis travailleront avec (leurs) amis dans la région pour combattre la menace commune du terrorisme, tout en encourageant un niveau de liberté plus élevé ». « Le gouvernement de l’Arabie saoudite peut montrer son leadership dans la région en accroissant le rôle de son peuple dans la définition de son avenir, et la grande et fière nation d’Égypte, qui a montré la voie de la...