Les islamistes koweïtiens sur la défensive face aux pressions des libéraux
le 03 février 2005 à 00h00
Après le démantèlement au moins partiel d’un réseau d’activistes qui préparait apparemment des attentats, les islamistes koweïtiens sont politiquement sur la défensive, l’opposition libérale exigeant du pouvoir qu’il les musèle. Les principaux groupes islamiques sunnites se sont rapidement dissociés de la vague de violence dans leur pays, un pacifique riche émirat pétrolier, immédiatement après le premier affrontement ayant opposé le 10 janvier des activistes aux forces de l’ordre et qui a coûté la vie à deux policiers. Les forces de sécurité ont en effet été engagées, en l’espace de trois semaines, dans quatre affrontements avec des islamistes armés liés au réseau el-Qaëda et aux activistes saoudiens, tuant huit d’entre eux et capturant 14 autres. Tous les dignitaires, groupes et organisations caritatives ont publié des communiqués condamnant les activistes et assurant le gouvernement de leur plein soutien dans sa poigne de fer pour éradiquer le terrorisme. Ils ont également organisé des conférences et séminaires, mettant en relief la nécessité de préserver « l’unité nationale » pour affronter l’idéologie extrémiste « étrangère au Koweït », selon eux.
Les groupes islamistes, qui disposent du plus grand groupe parlementaire avec 13 sur les 50 élus à la Chambre, ont cependant été directement accusés par les libéraux de couver les extrémistes et de créer un environnement favorable au terrorisme. Les groupes libéraux, réduits à une petite minorité au Parlement depuis les législatives de 2003, ont aussi reproché au gouvernement d’avoir échoué à contenir l’extrémisme, faisant état d’une alliance « État-islamistes » dirigée contre eux. Dans un communiqué publié lundi, les trois principaux groupes libéraux – le Forum démocratique, le Mouvement national démocratique et l’Alliance nationale démocratique – ont dénoncé « l’indulgence » du gouvernement à l’égard des islamistes. Dans une lette ouverte au Premier ministre, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, l’ex-ministre de l’Éducation, Ahmed al-Rubei, veut même interroger les groupes politiques défendant l’idéologie extrémiste.
Mais les islamistes ont accusé les libéraux de chercher à mettre à profit les derniers affrontements pour marquer des points « par opportunisme » politique.
Après le démantèlement au moins partiel d’un réseau d’activistes qui préparait apparemment des attentats, les islamistes koweïtiens sont politiquement sur la défensive, l’opposition libérale exigeant du pouvoir qu’il les musèle. Les principaux groupes islamiques sunnites se sont rapidement dissociés de la vague de violence dans leur pays, un pacifique riche émirat pétrolier, immédiatement après le premier affrontement ayant opposé le 10 janvier des activistes aux forces de l’ordre et qui a coûté la vie à deux policiers. Les forces de sécurité ont en effet été engagées, en l’espace de trois semaines, dans quatre affrontements avec des islamistes armés liés au réseau el-Qaëda et aux activistes saoudiens, tuant huit d’entre eux et capturant 14 autres. Tous les dignitaires, groupes et organisations...
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