Émié : L’impact de Paris II
s’est « un peu » essoufflé
le 03 février 2005 à 00h00
L’ambassadeur de France, Bernard Émié, a déclaré que son pays a « le sentiment que l’impact et l’effet de Paris II se sont un peu essoufflés du fait de l’interruption du processus de réformes structurelles, fiscales et administratives, ainsi que de la remise en question des perspectives de privatisation ». M. Émié a fait une déclaration en ce sens à l’issue d’une rencontre avec le ministre des Finances, Élias Saba, avec qui il a fait un tour d’horizon de la situation économique et financière du Liban, ainsi que des relations bilatérales
Au cours d’un entretien avec le président du syndicat des rédacteurs Melhem Karam, Élias Saba a affirmé pour sa part que la conférence de Paris II n’était pas une solution en soi aux problèmes du Liban, mais qu’elle a accordé du temps aux autorités pour entreprendre les réformes nécessaires. « Nous avons bénéficié du délai, mais nous n’avons pas réalisé l’opération chirurgicale qui était nécessaire », a poursuivi le ministre qui a l’intention d’établir les fondements d’une telle entreprise de réforme.
« Le ministre m’a donné des assurances que l’objectif des réformes ne sera pas perdu de vue et qu’une relance audacieuse sera mise sur pied le moment venu », a précisé l’ambassadeur.
Par ailleurs, M. Émié a rappelé l’attachement de la France à la coopération avec le Liban, rappelant que son pays est le premier bailleur de fonds du Liban parmi les pays de l’Union européenne avec une enveloppe de près de 350 millions d’euros depuis 1993 et l’un de ses premiers partenaires économiques, avec des exportations d’environ 700 millions d’euros vers le pays du Cèdre.
L’ambassadeur de France, Bernard Émié, a déclaré que son pays a « le sentiment que l’impact et l’effet de Paris II se sont un peu essoufflés du fait de l’interruption du processus de réformes structurelles, fiscales et administratives, ainsi que de la remise en question des perspectives de privatisation ». M. Émié a fait une déclaration en ce sens à l’issue d’une rencontre avec le ministre des Finances, Élias Saba, avec qui il a fait un tour d’horizon de la situation économique et financière du Liban, ainsi que des relations bilatérales
Au cours d’un entretien avec le président du syndicat des rédacteurs Melhem Karam, Élias Saba a affirmé pour sa part que la conférence de Paris II n’était pas une solution en soi aux problèmes du Liban, mais qu’elle a accordé du temps aux autorités pour...
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