Rechercher
Rechercher

Actualités

Sleiman Haroun dénonce le « pourrissement » de l’administration de la CNSS(photo)

Pour le directeur du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, il est temps d’en finir avec « la politique de l’autruche » et de pointer du doigt les véritables problèmes qui entravent le développement du secteur de la santé. Selon lui, c’est à l’État que cette responsabilité incombe d’abord, à l’État qui, à ce jour, n’a jamais défini une politique de santé. Quels sont les besoins de la société en matière de soins par rapport aux capacités disponibles ? Comment définir l’ordre des priorités à suivre et enfin quel est l’organisme chargé de surveiller toutes ces opérations ? Tel est le type de réflexion que doit faire le gouvernement s’il existe une intention réelle de réformer ce secteur, précise le syndicaliste, en soulignant qu’il est temps de démocratiser le débat sur la santé. « Reconnaissons une chose, martèle M. Haroun. Le système de soins qui est actuellement en vigueur ne peut plus fonctionner. Il nous mène droit à la catastrophe. » À plusieurs reprises, le responsable a mis en garde les autorités contre une « faillite des hôpitaux privés » si la CNSS ne règle pas ses arriérés. Mettant en cause « le pourrissement administratif » qui caractérise la CNSS, il se demande « où se sont volatilisées les cotisations payées par près de 350 000 personnes affiliées ». Chiffres à l’appui, M. Haroun réfute toutes les allégations selon lesquelles « la facture des hôpitaux est élevée » (voir tableau comparatif). Il critique en outre « le slogan » de rationalisation lancé par les administrateurs de la Caisse, qui, a-t-il dit, a abouti à une série de réductions des tarifs appliqués. La dernière en date, « la fameuse liste des prothèses, implants et autres matériaux utilisés dans les hôpitaux qui ne relève d’aucun critère scientifique ». Cette liste couvre seulement « 400 » articles sur un total de 3 000 répertoriés par les experts médicaux, déplore M. Haroun, en soulignant que la Caisse n’a ni l’expertise ni les moyens d’établir un document pareil. « Nous sommes cependant prêts à mettre à leur disposition les informations nécessaires », dit-il. Évoquant le projet d’accréditation des hôpitaux mis en place par le ministère, le syndicaliste conclut en soulignant que cette initiative devrait s’étendre à tous les fournisseurs de prestations médicales (les nurses, les techniciens de laboratoires, etc.) et non seulement aux hôpitaux si l’on veut véritablement garantir une qualité à tous les niveaux. « Si les nurses qui sont recrutées ne sont pas à la hauteur, c’est l’hôpital qui serait ainsi sanctionné », précise M. Haroun.

Pour le directeur du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, il est temps d’en finir avec « la politique de l’autruche » et de pointer du doigt les véritables problèmes qui entravent le développement du secteur de la santé. Selon lui, c’est à l’État que cette responsabilité incombe d’abord, à l’État qui, à ce jour, n’a jamais défini une politique de santé.
Quels sont les besoins de la société en matière de soins par rapport aux capacités disponibles ? Comment définir l’ordre des priorités à suivre et enfin quel est l’organisme chargé de surveiller toutes ces opérations ?
Tel est le type de réflexion que doit faire le gouvernement s’il existe une intention réelle de réformer ce secteur, précise le syndicaliste, en soulignant qu’il est temps de démocratiser le débat sur la...