Les « premier-ministrables »,
des chiites d’horizons variés (Photo)
le 31 janvier 2005 à 00h00
Les candidats au poste de Premier ministre irakien ont un point commun : ce sont tous des chiites revenus d’exil. Mais le sortant Iyad Allaoui et ses rivaux ont des visions très différentes du futur Irak.
M. Allaoui, parachuté à la tête du gouvernement intérimaire en juin dernier, a mené campagne pour se débarrasser de son image de créature des Américains. Selon un sondage d’opinion mené par l’International Republican Institute (IRI, américain) et publié en janvier, 61 % des Irakiens estiment que M. Allaoui a dirigé le pays efficacement depuis son arrivée au pouvoir. Mais il a à ses trousses des poids lourds de la scène politique, tous candidats sur la Liste unifiée irakienne (LUI), bénie par le grand ayatollah Ali Sistani.
Selon des diplomates occidentaux à Bagdad, les deux favoris sur cette liste pour remplacer M. Allaoui sont le vice-président actuel Ibrahim Jaafari et le ministre des Finances Adel Abdel Mahdi. M. Jaafari est médecin. Il a vécu longtemps en Grande-Bretagne et dirige le parti Dawa.
De son côté, M. Abdel Mahdi, un ancien maoïste qui a fait ses études en France, économiste, membre du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), entretient de bonnes relations avec tous les acteurs de la scène irakienne. Son soutien à une économie de marché, axée sur la décentralisation et le développement du secteur privé, plaît également à l’Administration américaine.
Un autre candidat de la LUI, Hussein al-Chahrastani, est aussi présenté comme « premier-ministrable ». Détenu pendant 10 ans à la prison d’Abou Ghraib sous Saddam Hussein, il se vante par ailleurs d’être un proche de Ali Sistani. Le nom de cet expert nucléaire, également un laïc convaincu, avait été avancé par les Nations unies en juin pour le poste de Premier ministre, finalement attribué à M. Allaoui.
Les candidats au poste de Premier ministre irakien ont un point commun : ce sont tous des chiites revenus d’exil. Mais le sortant Iyad Allaoui et ses rivaux ont des visions très différentes du futur Irak.
M. Allaoui, parachuté à la tête du gouvernement intérimaire en juin dernier, a mené campagne pour se débarrasser de son image de créature des Américains. Selon un sondage d’opinion mené par l’International Republican Institute (IRI, américain) et publié en janvier, 61 % des Irakiens estiment que M. Allaoui a dirigé le pays efficacement depuis son arrivée au pouvoir. Mais il a à ses trousses des poids lourds de la scène politique, tous candidats sur la Liste unifiée irakienne (LUI), bénie par le grand ayatollah Ali Sistani.
Selon des diplomates occidentaux à Bagdad, les deux favoris sur cette liste pour...
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