Les pays arabes attendent, inquiets,
les résultats d’un scrutin à haut risque (Photo)
le 31 janvier 2005 à 00h00
Les pays arabes, inquiets, attendent dans l’angoisse le résultat des premières élections de l’après-Saddam Hussein en Irak en se demandant si elles seront un premier pas vers la démocratie ou le début d’une guerre civile.
Dans un article publié par le quotidien saoudien ach-Charq al-Awsat, Jaber Habib Jaber résume la perplexité arabe face à ce scrutin ambigu, selon la plupart des analystes arabes, en choisissant pour titre : « Un œil habité par la peur et l’autre par l’espoir ». La Jordanie souhaite que ces « élections historiques » rétablissent l’unité et la stabilité dans un Irak déchiré par la guerre et ait des effets bénéfiques sur l’ensemble de la région. « Nous espérons que la tenue de ces élections dans des conditions aussi difficiles permettra le retour de la stabilité en Irak, exprimera la volonté de l’ensemble du peuple irakien et aidera l’Irak à retrouver sa souveraineté », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Asma Khodr, à l’AFP.
Relevant que « les circonstances difficiles dans lesquelles se tient le scrutin pourraient affecter la participation », Mme Khodr a souligné cependant qu’il n’y avait « pas d’autre alternative (...) pour que les Irakiens reprennent les rênes de leur pays ».
Aux Émirats arabes unis, le quotidien al-Khaleej annonce en une « des élections irakiennes dans une ambiance de guerre », exprimant « la crainte que le scrutin ne conduise à la lutte interne et au déchirement de l’unité de l’Irak pour réaliser l’objectif de l’occupation qui consiste à se maintenir (dans ce pays) sous le prétexte que les Irakiens ne savent pas préserver leur patrie ou pratiquer la démocratie ».
« Les Irakiens élisent leur Assemblée nationale sous les bombes », clame le quotidien saoudien al-Riyad. Plus optimiste, Arab News, un quotidien saoudien de langue anglaise, affirme que le « fait est que les élections se tiennent (...) et ceci est une défaite pour les terroriste et une victoire nécessaire de la modération ». Il souligne en même temps que la « majorité chiite inévitable » doit œuvrer pour l’avenir de tous les Irakiens afin d’« infliger une défaite significative aux hommes de la violence ».
Tandis que Sanaa Essaïd estime, dans le quotidien égyptien al-Wafd, que cette élection est « la voie choisie pour consolider l’occupation (américaine) », l’analyste Maha Tahaoui, dans ach-Charq al-Awsat, appelle les Irakiens, à travers le scrutin de dimanche, à se « débarrasser de deux occupations : l’occupation américaine et celle des insurgés ».
Les pays arabes, inquiets, attendent dans l’angoisse le résultat des premières élections de l’après-Saddam Hussein en Irak en se demandant si elles seront un premier pas vers la démocratie ou le début d’une guerre civile.
Dans un article publié par le quotidien saoudien ach-Charq al-Awsat, Jaber Habib Jaber résume la perplexité arabe face à ce scrutin ambigu, selon la plupart des analystes arabes, en choisissant pour titre : « Un œil habité par la peur et l’autre par l’espoir ». La Jordanie souhaite que ces « élections historiques » rétablissent l’unité et la stabilité dans un Irak déchiré par la guerre et ait des effets bénéfiques sur l’ensemble de la région. « Nous espérons que la tenue de ces élections dans des conditions aussi difficiles permettra le retour de la stabilité en Irak,...
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