Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Mode Défilés printemps-été Les sirènes d’Élie Saab à l’Académie supérieure des beaux-arts de Paris (Photos)

À l’heure où la haute couture française se heurte à d’innombrables difficultés, les couturiers libanais affichent une santé qui ne manque pas de surprendre dans le club très fermé de la profession. Avec Élie Saab pour chef de file, ils envahissent les podiums, remplissent des parterres dignes des plus grands et ne lésinent pas sur les frais. Sans doute Saab a-t-il compris d’instinct que la nouvelle clientèle de la haute couture recherche une image sans équivoque, empreinte d’une sensualité évidente et d’une certaine ostentation. Fini les images en papier glacé, les Hepburn et les Kelly toutes de mystère, de pudeur et de probité candide. La princesse du troisième millénaire n’a pas froid aux yeux. C’est pour elle que Élie Saab a réinventé la broderie sur mousseline transparente qui semble scintiller à même la peau. Pour la saison prochaine, c’est le thème de la mer, des coraux et des algues qui a envahi la collection du styliste libanais. Les robes toujours moulantes, taillées dans des tissus fluides, rebrodées de ruissellements de cristaux et de paillettes, agrémentées de volants vaporeux et de bouillonnements de tulle, la nouvelle collection de Saab se décline dans un festival de turquoise, de vert-eau, de bleu et de corail. Avant-hier, dans la salle des fêtes de l’Académie supérieure des beaux-arts de Paris, il fallait se boucher les oreilles pour ne pas entendre l’appel dangereux des houris aquatiques. Et pour que ce défilé hors pair ne se termine pas en queue de poisson, la mariée du finale toute en blancheur nacrée semblait émerger d’un coquillage. Comment dit-on cocorico en libanais ? Dans le cadre du Beirut Wedding Fair Les mariées de Papou Lahoud Saadé Papou Lahoud Saadé n’est pas femme à se laisser enliser dans la routine. Dans sa longue carrière commencée dans le costume de scène pour le besoin des spectacles de son frère Roméo, elle aura également marqué l’image du Liban avec les uniformes du personnel de la MEA, pour ne citer que les plus notoires de ses productions publiques. Issue du théâtre, cette styliste n’en est pas sortie indemne, et elle n’a de cesse que d’habiller d’une histoire les robes qu’elle dessine pour sa clientèle privée. Sa collection de robes de mariées, présentée samedi dernier dans les salons de l’hôtel Phoenicia, illustre parfaitement cet attachement au rayonnement, au bonheur rendu visible, à l’amour fait tulle, à la fête incarnée dans une robe qui prévaut dans toute sa production. Loin des projecteurs, des médias et des feux de la rampe, Papou va son petit bonhomme de chemin, au feeling, à la passion de créer pour les femmes qui l’inspirent. Fashion victimes s’abstenir, ces robes-là ne font rien comme tout le monde. FIFI ABOU DIB
À l’heure où la haute couture française se heurte à d’innombrables difficultés, les couturiers libanais affichent une santé qui ne manque pas de surprendre dans le club très fermé de la profession. Avec Élie Saab pour chef de file, ils envahissent les podiums, remplissent des parterres dignes des plus grands et ne lésinent pas sur les frais.
Sans doute Saab a-t-il compris d’instinct que la nouvelle clientèle de la haute couture recherche une image sans équivoque, empreinte d’une sensualité évidente et d’une certaine ostentation. Fini les images en papier glacé, les Hepburn et les Kelly toutes de mystère, de pudeur et de probité candide. La princesse du troisième millénaire n’a pas froid aux yeux. C’est pour elle que Élie Saab a réinventé la broderie sur mousseline transparente qui semble scintiller...