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Actualités - Chronologie

À l’AUB, la souffrance des mères des détenus libanais en Syrie (photo)

Dans le cadre de la tournée qu’elles effectuent actuellement dans les universités pour plaider la cause de leurs fils, les mères des détenus libanais en Syrie se sont rendus cette semaine à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), cinquième étape de leur parcours. L’objectif de cette tournée est de continuer à conscientiser les étudiants, qui sont depuis des années, avec quelques associations des droits de l’homme, à travers le Liban, le porte-étendard de cette cause. Prenant la parole, Mme Sonia Eid (dont le fils Jihad fait partie du lot des militaires enlevés le 13 octobre 1990), a appelé les jeunes à signer les drapeaux libanais qui circulent actuellement dans les universités (mais aussi aux États-Unis et en France) en guise de pétition symbolique pour la libération des détenus. S’effondrant en larmes durant son intervention, Mme Eid a laissé la parole à Mme Claude Hajjar, militante de l’association Solide, qui a dénoncé l’incapacité du pouvoir libanais, « contrôlé par la Syrie », à trouver une solution à ce problème humanitaire. C’est pour cela que les parents ont également décidé de mobiliser la communauté internationale et d’envoyer des drapeaux à signer à l’étranger, notamment aux États-Unis et en France (au Congrès américain et à l’Assemblée nationale française), ainsi qu’au secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan. « Peut-être M. Annan fera-t-il mention de cette affaire dans son rapport de février relatif à l’application de la 1559 », a-t-elle indiqué. « Tout ce que nous voulons, c’est le retour de nos enfants », a-t-elle souligné, dénonçant « la barbarie avec laquelle ces prisonniers ont été traités, en violation de la convention de Genève et de tous les droits de l’homme ». Mme Violette Nassif, dont le fils Johnny est au nombre des détenus, a également pris la parole, puis cheikh Mohammed Hajj Hassan, qui, dans une allocution émouvante, a remercié les jeunes pour leur solidarité avec cette cause. Affirmant qu’il se sent gêné par son impuissance devant les larmes des mères des détenus, il a plaidé en faveur de la réconciliation nationale et du règlement de ce dossier. « Les ramifications du cèdre du Liban sont musulmanes et chrétiennes, et ce n’est qu’ainsi que le pays continuera à exister. Nous avons tous combattu pour maintenir le Liban en vie », a-t-il souligné. « Je vais payer cher le prix de ma position aujourd’hui, mais je promets que j’évoquerai le sujet avec les responsables syriens et que je serai à vos côtés le 29 décembre », le jour où les parents de détenus organisent une manifestation devant l’Escwa.
Dans le cadre de la tournée qu’elles effectuent actuellement dans les universités pour plaider la cause de leurs fils, les mères des détenus libanais en Syrie se sont rendus cette semaine à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), cinquième étape de leur parcours.
L’objectif de cette tournée est de continuer à conscientiser les étudiants, qui sont depuis des années, avec quelques associations des droits de l’homme, à travers le Liban, le porte-étendard de cette cause.
Prenant la parole, Mme Sonia Eid (dont le fils Jihad fait partie du lot des militaires enlevés le 13 octobre 1990), a appelé les jeunes à signer les drapeaux libanais qui circulent actuellement dans les universités (mais aussi aux États-Unis et en France) en guise de pétition symbolique pour la libération des détenus. S’effondrant en...