Situé dans la partie occidentale du centre-ville, Wadi Abou Jmil n’a pas été épargné par l’histoire. Après le départ de la communauté israélite, l’arrivée de familles kurdes et l’afflux de familles déplacées, le quartier a connu une vaste période de démolitions à partir des années 1990. Insensibles à la valeur architecturale de certains immeubles, les bulldozers n’y ont pas été de main morte. On a fait table rase du passé afin de préparer l’avenir qui s’annonce désormais prometteur.
En effet, tout porte à croire que Wadi Abou Jmil va devenir une région résidentielle très recherchée et prisée. Ses atouts ne manquent pas :
- Au cœur de Beyrouth, le quartier est à mi-chemin des centres d’affaires et commerçants de Hamra et d’Achrafieh. Il est également situé à 2 minutes de la baie Saint-Georges et à 5 minutes du centre-ville.
- En périphérie des grands axes de circulation, Wadi Abou Jmil est un quartier calme et peu animé constitué de petites ruelles à sens unique.
Aujourd’hui, deux projets résidentiels sont en cours :
- en contrebas de la colline du Sérail, rue de France, The Pavilions est un projet hétéroclite constitué d’un immeuble de 8 étages et d’une villa de 2 000 m2 dans le style traditionnel qui bénéficiera d’une entrée indépendante et d’un jardin privé. The Pavilions compte aussi 2 triplex (620 et 770 m2), 2 duplex (430 et 490 m2), 21 appartements (de 200 à 550 m2) et un penthouse de 1 000 m2. Les prix de vente varient de 3 000 à plus de 4 000 dollars le m2 ;
- The Court Yard est un complexe de 5 800 m2 de surface résidentielle constitué de trois immeubles de 7 étages. Le projet offre 11 appartements de 134 à 367 m2 et 5 duplex de 409 à 535 m2. Les prix de vente tournent autour de 3 000 dollars le m2.
La gamme des prix proposés est inférieure à ceux pratiqués sur la marina de Minet el-Hosn où les prix s’envolent approximativement de 4 000 à 5 000 dollars le m2. Ainsi, Wadi Abou Jmil offre une réelle alternative aux prestigieux projets du bord de mer le long de l’avenue du Parc. Ces tours résidentielles de 15 à 25 étages, à quelques exceptions près, sont des réalisations plutôt aseptisées et uniformes. À l’opposé, les promoteurs des projets à Wadi Abou Jmil misent sur de petits immeubles espacés et luxueux qui accordent une grande place à la tranquillité et à la verdure.
Après la construction de neufs appartements adjacents aux bureaux du CDR et du club Nautilus, rue de France, la société Solidere projette de construire plusieurs complexes résidentiels sur les lots 1379, 1370, 1371 et 1392 à proximité de l’ancienne synagogue. Situés autour d’un petit jardin public qui sera ultérieurement aménagé, ces immeubles, dessinés par les architectes Giancarlo De Carlo & Associates, Maha Nasrallah et Rassem Badran, offriront plus de 50 000 m2 de surfaces résidentielles. On pense tout de suite à un nouveau Saifi Village. C’est vrai que ces projets auront de multiples similitudes : des espaces verts, des allées piétonnes, des vigiles à chaque coin de rue, un mobilier urbain et des immeubles dans un style nouveau « à l’ancienne ».
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