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Rénovation La villa Médicis à Rome dévoile ses nouveaux atours(photos)

La villa Médicis, siège de l’Académie de France à Rome, a fait peau neuve et dévoile cette semaine ses galeries rénovées, des espaces-détente gais et colorés, et un programme éclectique destiné à attirer un nouveau public dans ce lieu à la vue imprenable sur la cité éternelle. Deux ans et demi après avoir pris les rênes de la prestigieuse maison dirigée un temps par des grands noms de la peinture comme Ingres ou Balthus, le directeur Richard Peduzzi, scénographe attitré du metteur en scène de théâtre et cinéaste Patrice Chéreau, a imprimé sa touche à la villa, l’égayant aux couleurs «arlequin» qui ont signé ses décors. Aujourd’hui, mercredi 26 janvier, les trois coups de la « Renaissance » de la villa Médicis seront frappés avec le vernissage d’une exposition du peintre allemand Anselm Kiefer, intitulée «Die Frauen» (Les femmes). «Nous sommes heureux d’inaugurer la villa, après d’importants travaux, avec un artiste allemand, installé en France et reconnu internationalement pour sa contribution à l’art contemporain», explique M. Peduzzi. Kiefer, 50 ans, ancien élève de Joseph Beuys, a déjà exposé à la Documenta de Kassel, au Musée d’art moderne de Paris et a présenté une création, controversée, à la Biennale de Venise. «Ce sera sa première exposition en Italie», poursuit Richard Peduzzi. À l’approche du vernissage, l’artiste choisissait, avec un sens du détail pointilleux, sous l’œil du maître des lieux, comment disposer ses sculptures dans les jardins plantés d’orangers de la villa, ou dans ses galeries. Celles-ci ont été complètement rénovées, du grand escalier aux salles de taille plus modeste. Les murs ont été blanchis à la chaux vive et la luminosité s’en trouve métamorphosée. «Nous avons privilégié des matériaux simples, donc bon marché», souligne M. Peduzzi, en gestionnaire. Mais il reconnaît qu’une partie du chantier a été coûteuse, car des travaux de soutènement ont été nécessaires, une partie de la villa construite par Ferdinand de Médicis menaçant de s’enfoncer. Désormais, l’Académie de France offrira trois à quatre grandes expositions par an. Après Kiefer, des dessins de la Renaissance seront présentés avant des photos de François-Marie Banier, «un artiste ayant su saisir son époque, la rue et les gens». Et chacune sera accompagnée de débats, de lectures ou des films liés à leur thème. «Nous voulons mélanger les époques, montrer aux gens des choses en espérant qu’ils vont les aimer, surtout dans le monde chaotique où nous vivons», poursuit-il. «Faire monter les Italiens et les Romains ici, sur la colline du Pincio, n’est pas aisé car l’académie a souvent été perçue comme hautaine», souligne-t-il. «C’est faux, les endroits d’une telle beauté sont faits pour rassurer mais aussi pour échanger des idées», affirme le directeur. Surtout connue pour l’une des ses deux missions, voulue par Colbert et qui consiste à accueillir des artistes prometteurs afin qu’ils perfectionnent leur talent à Rome, la villa Médicis ne veut pas négliger son autre objectif, fixé par André Malraux: accueillir le public. «Nous voulons toucher des gens de tous les âges», assure Richard Peduzzi. Aussi la salle de cinéma, fermée durant 12 ans, vient d’être rénovée car cet art attire des jeunes et elle a été baptisée «Michel Piccoli», en l’honneur d’un «grand acteur français, au nom italien et à la carrière internationale.» Elle aussi est griffée couleur «arlequin», tout comme le bar aménagé avec des tables en simple contreplaqué, peintes de couleurs vives qui côtoient des fauteuils profonds et un peu défoncés. Enfin, sous quelques semaines, la salle de concert, dont les fenêtres ouvrent sur les coupoles de Rome, sera aussi tendue de panneaux de velours pour gommer son aspect marron tristounet et améliorer son acoustique.

La villa Médicis, siège de l’Académie de France à Rome, a fait peau neuve et dévoile cette semaine ses galeries rénovées, des espaces-détente gais et colorés, et un programme éclectique destiné à attirer un nouveau public dans ce lieu à la vue imprenable sur la cité éternelle.
Deux ans et demi après avoir pris les rênes de la prestigieuse maison dirigée un temps par des grands noms de la peinture comme Ingres ou Balthus, le directeur Richard Peduzzi, scénographe attitré du metteur en scène de théâtre et cinéaste Patrice Chéreau, a imprimé sa touche à la villa, l’égayant aux couleurs «arlequin» qui ont signé ses décors.
Aujourd’hui, mercredi 26 janvier, les trois coups de la « Renaissance » de la villa Médicis seront frappés avec le vernissage d’une exposition du peintre allemand...