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Actualités - Chronologie

DETTE PUBLIQUE - Mécontentement des investisseurs L’Argentine lance une offre pour rembourser ses créanciers

L’Argentine lance aujourd’hui sur les marchés internationaux la restructuration de 81,8 milliards de dollars de dette impayée depuis trois ans, tout en se préparant à une cascade de procès d’investisseurs déçus par les dures conditions imposées. Pour sortir du moratoire prononcé en grande pompe en décembre 2001, l’Argentine propose d’échanger les titres impayés contre de nouvelles obligations de moindre valeur, aux intérêts plus faibles et à la maturité plus longue. Les porteurs de titres recevront ainsi environ 34 % de ce qui leur est dû, une proportion beaucoup plus faible que lors des dernières restructurations de dette souveraine. Dans le meilleur des cas, le remboursement du principal commencera dans 19 ans et, dans le pire des cas, il se terminera dans... 40 ans. Les représentants des porteurs de titres – qui n’ont pas été associés à l’élaboration de cette proposition – sont furieux. Ils s’estiment particulièrement mal traités par un pays qui vient d’enregistrer deux années consécutives de croissance économique de l’ordre de 8 %. En Italie, où plus de 400 000 particuliers ont acheté des titres argentins, le président de la Task Force Argentina, M. Nicola Stock, a jugé l’offre de Buenos Aires « inique, inadmissible et inacceptable ». Il a pronostiqué que la proportion d’épargnants italiens qui apporteront leurs titres sera « infime ». « Il est évident que (l’offre) est très inférieure à la capacité de payer du pays. Elle n’est le résultat d’aucune négociation », a renchéri Hans Humes, porte-parole pour les États-Unis du Comité global des porteurs de titres argentins (GCAB). En présentant mercredi l’offre définitive, le secrétaire argentin aux Finances Guillermo Nielsen a averti les investisseurs : « Il n’y aura aucune amélioration » de l’offre à attendre. « Il n’y aura pas d’autre offre d’échange », a-t-il martelé. Beaucoup dépendra en fait de l’accueil que fera le marché à l’offre dans les premiers jours suivant son lancement, puisque le gouvernement argentin peut la modifier à tout moment jusqu’au dernier jour (le 25 février). L’offre argentine a d’ailleurs été conçue pour inciter le plus grand nombre possible d’investisseurs à apporter leurs titres le plus rapidement possible. Un socle d’adhésion de l’ordre de 40 % est d’ores et déjà garanti, les fonds de pension argentins – qui avaient massivement investi en obligations d’État – n’ayant guère d’autre choix que d’apporter leurs titres.
L’Argentine lance aujourd’hui sur les marchés internationaux la restructuration de 81,8 milliards de dollars de dette impayée depuis trois ans, tout en se préparant à une cascade de procès d’investisseurs déçus par les dures conditions imposées.
Pour sortir du moratoire prononcé en grande pompe en décembre 2001, l’Argentine propose d’échanger les titres impayés contre de nouvelles obligations de moindre valeur, aux intérêts plus faibles et à la maturité plus longue.
Les porteurs de titres recevront ainsi environ 34 % de ce qui leur est dû, une proportion beaucoup plus faible que lors des dernières restructurations de dette souveraine. Dans le meilleur des cas, le remboursement du principal commencera dans 19 ans et, dans le pire des cas, il se terminera dans... 40 ans.
Les représentants des porteurs de...