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Ukraine Des dossiers délicats attendent Iouchtchenko, dont l’investiture approche

L’ex-Premier ministre Viktor Ianoukovitch tentait hier un dernier combat contre son rival Viktor Iouchtchenko, vainqueur de la présidentielle en Ukraine dont l’investiture approche et qu’attendent de nombreux dossiers difficiles, à commencer par le retrait des troupes ukrainiennes d’Irak. Dans une nouvelle tentative de retarder l’investiture de M. Iouchtchenko – dont la victoire a été officiellement annoncée lundi soir par la commission électorale centrale –, M. Ianoukovitch a annoncé qu’il allait saisir la Cour suprême. Les résultats annoncés « nous offrent des bases convaincantes pour porter plainte devant la Cour suprême », a-t-il dit, menaçant aussi de saisir une « Cour européenne » en cas de rejet de son appel par la justice ukrainienne. Mais cette démarche n’a quasiment aucune chance d’aboutir, d’autant que toutes les plaintes précédentes ont été rejetées. Et l’investiture de M. Iouchtchenko, félicité hier par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), devrait intervenir ces prochains jours à une date qui doit être fixée par le Parlement. Après une crise qui a paralysé pendant près de trois mois l’activité politique de ce pays plus grand que la France, charnière entre l’Union européenne et la Russie, le nouveau président devra très vite prendre à bras le corps plusieurs dossiers brûlants. À commencer par celui de l’Irak. Alors que le président sortant Léonid Koutchma a ordonné lundi la préparation d’un plan de retrait des 1650 soldats ukrainiens au premier semestre 2005, le Parlement a approuvé hier une résolution appelant le chef de l’État à procéder à leur « retrait immédiat ». Un consensus semble s’être instauré en Ukraine sur cette question, notamment depuis la mort dimanche de huit soldats ukrainiens. M. Iouchtchenko, pro-occidental, présenté par M. Ianoukovitch comme une marionnette de Washington, a promis qu’il retirerait le contingent ukrainien. Mais il s’est vu adresser lundi une mise en garde voilée des États-Unis. « Nous attendons que tout changement dans le contingent ukrainien en Irak se fasse en pleine consultation avec la force multinationale et de manière graduelle », a déclaré le porte-parole adjoint du département d’État, Adam Ereli. Mais M. Iouchtchenko devra aussi affronter des problèmes intérieurs. « Il est clair que la lutte contre la corruption sera sur ce plan la première tâche » ardue pour le gouvernement à venir, relève l’analyste politique Olena Skomorochtchenko. Sur le plan international, il devra s’attacher à renouer avec la Russie, qui pendant la campagne a soutenu inconditionnellement son adversaire prorusse Viktor Ianoukovitch. Les perspectives des rapports avec l’Union européenne sont pour leur part nettement plus favorables. Mais l’Ukraine doit encore « aller vers les normes européennes pour faire valoir ses droits à entrer dans l’UE », note l’expert.
L’ex-Premier ministre Viktor Ianoukovitch tentait hier un dernier combat contre son rival Viktor Iouchtchenko, vainqueur de la présidentielle en Ukraine dont l’investiture approche et qu’attendent de nombreux dossiers difficiles, à commencer par le retrait des troupes ukrainiennes d’Irak.
Dans une nouvelle tentative de retarder l’investiture de M. Iouchtchenko – dont la victoire a été officiellement annoncée lundi soir par la commission électorale centrale –, M. Ianoukovitch a annoncé qu’il allait saisir la Cour suprême. Les résultats annoncés « nous offrent des bases convaincantes pour porter plainte devant la Cour suprême », a-t-il dit, menaçant aussi de saisir une « Cour européenne » en cas de rejet de son appel par la justice ukrainienne. Mais cette démarche n’a quasiment aucune chance...