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Exposition «Peindre les tissus» à la galerie Janine Rubeiz (photo)

Accrochage collectif, à la galerie Janine Rubeiz (Raouché, immeuble Majdalani), jusqu’au 20 janvier, d’une vingtaine de peintures sur tissu signées Huguette Caland, Bassam Geitani, Abderrazak Sahli ou encore Hanibal Srouji. Des œuvres de styles différents – et qui ont déjà été présentées dans le cadre des expositions individuelles consacrées à chacun des artistes – mais qui ont toutes en commun le support libre sur lequel elles s’inscrivent. Fidèle à son procédé de découpage de la toile en surfaces rectangulaires, plates et longitudinales de différentes dimensions, Huguette Caland habille un grand «Rideau vert» longitudinal et un «Tissu rouge» de traits horizontaux appliqués à l’acrylique sur du jute. L’harmonie des couleurs, traitées parfois en camaïeu, et la rigueur intellectuelle du travail de cette artiste n’occultent pas le côté ludique et insolite de ses toiles libres. Peinture expérimentale pour Bassam Geitani, qui estime que «tout a un art». Et travail de recherche pour cet artiste féru de philosophie qui essaie de «laisser la matière raconter son histoire, en réduisant le geste au minimum afin que les formes se créent d’elles-mêmes». Au moyen du frottage de la toile sur le sol, de son pliage et dépliage, de l’acrylique et de l’oxyde de fer, Geitani élabore une œuvre conceptuelle et minimaliste, inspirée notamment, dans le cas des trois grandes acryliques sur toiles qu’il montre dans la présente exposition, du «Pli» du philosophe Gilles Deleuze. Figures primitives et personnages multicolores occupent les toiles de différentes dimensions et formes (surfaces carrées, bandes longitudinales, colonnes totémiques) du peintre et graveur tunisien Abderrazak Sahli. À l’acrylique sur jute, une sarabande d’éléments, de silhouettes en pointillés, de dessins naïfs, de «petits tatouages», qui s’emmêlent dans une joyeuse assemblée.Vive, mouvante et libre, à l’image de ses supports exonérés de toute rigidité... Enfin, chez Hanibal Srouji, la liberté de la toile atteint des sommets vertigineux. Elle s’affranchit de tout cadre, de tous matériaux et proportions matériaux conventionnels pour céder la place à des peintures qui s’effeuillent, se composent, se décomposent suivant un jeu de dispositions de bandes (lamelles) de tissus traités à l’acrylique et au feu. Z.Z.
Accrochage collectif, à la galerie Janine Rubeiz (Raouché, immeuble Majdalani), jusqu’au 20 janvier, d’une vingtaine de peintures sur tissu signées Huguette Caland, Bassam Geitani, Abderrazak Sahli ou encore Hanibal Srouji. Des œuvres de styles différents – et qui ont déjà été présentées dans le cadre des expositions individuelles consacrées à chacun des artistes – mais qui ont toutes en commun le support libre sur lequel elles s’inscrivent.
Fidèle à son procédé de découpage de la toile en surfaces rectangulaires, plates et longitudinales de différentes dimensions, Huguette Caland habille un grand «Rideau vert» longitudinal et un «Tissu rouge» de traits horizontaux appliqués à l’acrylique sur du jute. L’harmonie des couleurs, traitées parfois en camaïeu, et la rigueur intellectuelle du travail...