Rechercher
Rechercher

Actualités

André Najem : « Une goutte du sang de Jésus» (photo)

André Najem est aujourd’hui père de trois enfants ; il mène une vie normale. Mais cela n’a pas toujours été le cas. En 1986, alors qu’il n’avait que vingt ans, il est frappé d’une terrible maladie. Il raconte aujourd’hui que, sans l’intercession de Nehmetallah Hardini, il lui aurait été impossible de guérir. C’est son cas, envoyé au Vatican, qui a constitué une solide preuve dans le dossier de la béatification, en 1998, de celui qui sera canonisé demain. En 1986, donc, le jeune André Najem commence à ressentir les symptômes d’une étrange maladie : épuisement, taches bleues sur le corps... On décèle une forte anémie due à la mort des cellules de la moelle osseuse. Le taux d’hématomes et de plaquettes dans le sang baisse dramatiquement. Bientôt, André a régulièrement besoin d’une transfusion sanguine pour rester en vie. Il est obligé de « mener une vie très modérée », selon ses propres termes, sans être capable de continuer ses études ou de travailler. Vers le début de 1987, il se rend avec sa famille en France pour tenter une greffe de la moelle osseuse mais, étant enfant unique, aucun donneur n’est donc disponible. Les médecins français confirment que sa maladie est un cas extrêmement rare et très peu étudié. Ils lui proposent toutefois un traitement à l’efficacité non vérifiée, qu’il se fait administrer au Liban, et qui aggrave son cas. Revenu à la maison, André voit son état se dégrader de plus en plus. Le plus remarquable, c’est que ni lui ni ses parents, pourtant tous très croyants et membres de groupes de prières, n’avaient entendu parler du prêtre de Kfifane. C’est une amie de la famille qui leur révèle son existence. Tout malade qu’il est, André est transporté par ses parents, en compagnie d’un groupe d’amis, jusqu’au couvent. « Je me souviens avoir été accueilli par un prêtre qui m’a posé des questions sur ma foi, auxquelles j’ai répondu en me disant prêt à accepter la volonté du Seigneur, raconte André. Il m’a proposé de faire un vœu et de me vêtir de l’habit de Hardini, ce que j’ai fait. » Il poursuit: «Malgré mon état, j’ai insisté pour me mettre à genoux et prier. Je me suis adressé au saint en ces termes: “Par ton intercession saint Nehmetallah, fais-moi l’aumône d’une goutte du sang de Jésus qui est dans l’hostie”. Je ne peux pas décrire ce qui s’est passé ensuite. J’ai senti une forte chaleur, puis je me suis retrouvé dans un état de profonde paix. Je serais incapable de préciser pendant combien de temps. J’avais envie de crier de bonheur. » Sur le chemin du retour, André se sent beaucoup mieux, mais il ne peut encore savoir que son état s’est amélioré. Ce n’est qu’après 40 jours dans l’habit du saint et sans qu’il n’ait eu besoin de la moindre transfusion, fait très inhabituel dans son cas, qu’il commence à comprendre. En 1988, un médecin confirme que sa guérison est réelle bien qu’inexplicable par la science. Mais ce n’est qu’en 1993, alors qu’on commence à parler de la béatification de Hardini, qu’on établit le premier procès-verbal relatif au miracle à Kfifane. En 1996, le procès s’ouvre à Beyrouth. Le 10 mai 1998, André assiste à la cérémonie de béatification à Rome.
André Najem est aujourd’hui père de trois enfants ; il mène une vie normale. Mais cela n’a pas toujours été le cas. En 1986, alors qu’il n’avait que vingt ans, il est frappé d’une terrible maladie. Il raconte aujourd’hui que, sans l’intercession de Nehmetallah Hardini, il lui aurait été impossible de guérir. C’est son cas, envoyé au Vatican, qui a constitué une solide preuve dans le dossier de la béatification, en 1998, de celui qui sera canonisé demain.
En 1986, donc, le jeune André Najem commence à ressentir les symptômes d’une étrange maladie : épuisement, taches bleues sur le corps... On décèle une forte anémie due à la mort des cellules de la moelle osseuse. Le taux d’hématomes et de plaquettes dans le sang baisse dramatiquement. Bientôt, André a régulièrement besoin d’une...