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Actualités

La colère des agriculteurs

En matière agricole, l’accord créant la Zone arabe de libre-échange (Zale), en plus de l’élimination des taxes douanières, abolit les calendriers agricoles en vigueur jusque-là entre certains pays. La mesure sera effective fin janvier, mais elle est fortement contestée par les agriculteurs libanais, qui sont concurrencés par la Syrie, l’Égypte et la Jordanie, pour trois produits en particulier : la tomate, le concombre et la pomme de terre. Ces trois pays étaient déjà liés au Liban par des accords bilatéraux de libre-échange qui avaient supprimé les taxes douanières, mais dont l’effet était réduit dans le temps en fonction de calendriers agricoles négociés périodiquement. L’abrogation de cette dernière protection provoque la colère des agriculteurs libanais dont les produits ne sont pas compétitifs. L’avènement de la Zale accroît donc l’urgence d’un plan global pour le secteur agricole libanais afin de rétablir sa compétitivité. Pour l’instant, la politique agricole du Liban se limite à des mesures ponctuelles, non coordonnées, sans aucune vision globale. Par exemple, le Liban subventionne la betterave sucrière, le tabac et le blé, mais pour des motivations davantage politiques qu’économiques. Le programme «Export Plus», une initiative d’Idal, vient par ailleurs d’être mis en veilleuse à cause de ses résultats controversés. Malgré le fait que la qualité et la quantité des exportations ont augmenté, les objectifs du programme semblent n’avoir pas été atteints. Les exportateurs sont les principaux gagnants et non la majorité des agriculteurs. De plus, le contrôle des produits se faisait en surface, d’où l’humiliante aventure de raisins rapatriés des frontières françaises à cause de la présence de pesticides, alors que ce produit est censé présenter un avantage comparatif certain. Mais, comme pour les autres secteurs, le vrai enjeu pour l’agriculture libanaise est de parvenir, dans le cadre de la Zale, à la suppression des obstacles non tarifaires aux échanges agricoles, comme les subventions à l’agriculture ou autres types de protection. B.S.
En matière agricole, l’accord créant la Zone arabe de libre-échange (Zale), en plus de l’élimination des taxes douanières, abolit les calendriers agricoles en vigueur jusque-là entre certains pays. La mesure sera effective fin janvier, mais elle est fortement contestée par les agriculteurs libanais, qui sont concurrencés par la Syrie, l’Égypte et la Jordanie, pour trois produits en particulier : la tomate, le concombre et la pomme de terre.
Ces trois pays étaient déjà liés au Liban par des accords bilatéraux de libre-échange qui avaient supprimé les taxes douanières, mais dont l’effet était réduit dans le temps en fonction de calendriers agricoles négociés périodiquement. L’abrogation de cette dernière protection provoque la colère des agriculteurs libanais dont les produits ne sont pas compétitifs. ...