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Actualités - Reportage

Mode JOAILLERIE De la pub au bijou : Nada Ghazal, une vraie «créative» (photos)

Dans ses catalogues, on voit d’abord des visages. Le sien, d’autres, des filles, des garçons, des mains, des poignets. Très vite, les bijoux qui les enserrent suscitent une émotion. Ils arrivent dans le scénario comme des personnages à part entière, un peu attendus mais toujours surprenants. Nada Ghazal vient de la pub. Après quatre ans passés à Dubaï comme directeur artistique chez Impact BBDO, on la retrouve à la tête de la direction artistique chez Leo Burnett, avec un portefeuille de production télévisuelle. Mais son rêve à elle, un de ces rêves qui vous tiennent dès l’enfance, c’est de créer des bijoux. En 2003, cette ancienne élève des pensionnats britanniques s’offre, à 30 ans, la liberté de ne plus se battre que pour sa propre enseigne. « Nada G » est née, toujours entourée de sa grande fratrie (une famille de 6 enfants) qui se prête au jeu de bon cœur, se frères aux grands yeux clairs jouant volontiers les mannequins. Dès lors, elle enchaîne les événements, foires prestigieuses du monde arabe, expositions personnelles et diverses expositions collectives de joaillerie. Aujourd’hui, dans son local élégant de la rue Gouraud, elle a enfin posé ses pénates, et ses bijoux, de fil d’or lacé enchâssant perles et pierres, forment des nids douillets et délient des mots d’amour. Ils portent des noms réconfortants: Nest, Twin love cage, Autumn garden, Marguerite… Un enchevêtrement de fils d’or leur confère une légèreté incomparable, piégeant dans ses lignes aléatoires pierres fines, perles figurant des œufs, turquoises contre le mauvais œil et de minuscules saphirs, rubis, émeraudes et brillants. En seulement trois ans de carrière, « Nada G » a déjà tout d’une grande. Son identité est bien définie et ses lignes se reconnaissent au premier coup d’œil, avec des prix souvent irrésistibles. TENDANCE Un printemps africain C’est Dior qui a donné le « la ». Ce printemps, on s’habillera jaune-rouge-vert, aux couleurs mythiques de l’africanitude célébrée par Bob Marley et les chantres de la culture rasta. Il y a de fortes chances que la coiffure emboîte le pas à la couleur et que les petites tresses des années 80 refassent leur apparition. En attendant, treillis, casquettes, faux imprimés camouflage, satin matelassé,chaussettes hautes, esprit jungle, rangers et autres pataugas auront la vedette, assortis de kakis, de cartouchières, de sacs multipoches et accessoirisés de bijoux en coquillages et dents de fauves, ou chipés aux GI, notamment la macabre plaque d’identité en médaillon, en cas de corps perdus… pas nécessairement à la guerre! Christian Lacroix, architecte d’intérieur d’un nouvel hôtel à Paris Christian Lacroix signe pour la première fois de sa carrière la décoration intérieure d’un hôtel qui ouvre cette semaine à Paris, dans le quartier du Marais (3e arrondissement), a indiqué jeudi dernier un communiqué signé du couturier. L’hôtel du Petit Moulin, situé à l’angle des rues de Saintonge et de Poitou, est constitué de deux immeubles anciens qui ont été reliés. L’un d’entre eux abritait une boulangerie encore il y a peu, et la devanture 1900 classée ainsi que l’enseigne ont été conservées. «J’ai été surtout conquis par le concept d’hôtels plutôt intimistes, hors des sentiers battus par les grandes chaînes classiques, uniques», explique Christian Lacroix. Chacune des 17 chambres est «différente, personnalisée, décorée individuellement en fonction de son orientation, de sa hauteur de plafond, de sa situation au cœur de l’hôtel», explique M. Lacroix qui a fait se télescoper époques et styles «comme en couture, où l’harmonie se crée dans un puzzle d’inspirations». Lorsqu’on lui a proposé cette collaboration pour quatre établissements au total, le couturier a eu «l’impression de retrouver un rêve d’enfant laissé en route. Habiter à l’hôtel, se construire chaque jour un décor “couleur du temps”, composer des ambiances en volume et non plus seulement sur le papier ou à travers des collections de mode». Christian Lacroix, qui a habillé en 2004 le Petit Larousse pour son centenaire, va poursuivre en 2005 d’autres projets en dehors de la couture (prochain défilé le 25 janvier) avec des costumes pour le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles en mai et la présentation des nouveaux uniformes pour la compagnie Air France en avril. Un top-modèle tchèque miraculé du raz-de-marée à Phuket Un top-modèle tchèque, Petra Nemçova, 25 ans, qui passait des vacances sur l’île thaïlandaise de Phuket avec son fiancé, a réussi à survivre au terrible raz-de-marée ayant ravagé les côtes d’Asie du Sud, en s’agrippant malgré de graves blessures, pendant huit heures, à un tronc de cocotier au milieu des flots, a indiqué mardi son agent à New York. Le fiancé de la jeune femme, le photographe britannique Simon Atlee, âgé de 33 ans, a eu semble-t-il moins de chance. Il est toujours porté disparu, a précisé cet agent, Rob Shutter. «Tous deux étaient en vacances. Elle lui en avait fait la surprise comme cadeau de fin d’année. Ils avaient prévu de passer environ 10 jours à Phuket et ils étaient là-bas depuis cinq jours, dans une hutte qu’ils louaient sur une plage, lorsque le raz-de-marée est arrivé et a emporté la hutte», a déclaré Rob Shutter. «Petra a eu de la chance, parce qu’elle a réussi à s’accrocher à un cocotier auquel elle s’est agrippée pendant environ huit heures. Mais elle est très inquiète parce qu’elle est sans nouvelles de Simon», a-t-il ajouté. Il a précisé que Petra Nemçova, qui est l’un des top-modèles du célèbre fabricant de lingerie féminine Victoria Secret et qui avait fait l’an dernier la couverture d’un célèbre calendrier américain de jolies femmes, avait été sérieusement blessée et qu’elle était hospitalisée avec une fracture du bassin et des contusions internes. «Elle est toujours en Thaïlande, mais nous espérons la rapatrier d’ici à deux ou trois jours», a-t-il dit. De son côté, Petra Nemçova, qui a pu être jointe à l’hôpital par le New York Daily News, a raconté au quotidien que lorsque le raz-de-marée a déferlé sur l’île de Phuket, «les gens hurlaient et des enfants criaient partout “au secours, au secours”. Cela a duré quelques minutes avant que les cris des enfants ne cessent.» «J’étais brisée, Je ne pouvais plus marcher. Il y avait tant de gens avec d’horribles blessures et du sang partout. C’était comme un film de guerre», a-t-elle dit. Casse dans un palace parisien: bijoux dérobés au «Plaza Athénée» Trois malfaiteurs armés se sont emparés de bijoux, mardi matin 28 décembre, dans le hall de l’hôtel Plaza Athénée, à Paris, après avoir cassé à coups de masse les vitrines des joailliers Boucheron, Bulgari et Harry Winston, a-t-on appris de source policière. Les trois cambrioleurs, gantés et cagoulés, ont fait irruption vers 05h50 dans le hall du palace, avenue Montaigne. Deux d’entre eux ont neutralisé le personnel présent avec une bombe lacrymogène et un pistolet mitrailleur, tandis que le troisième cassait, avec une masse, les vitrines d’exposition des trois joailliers, selon la même source. Un quatrième individu attendait à l’extérieur, à bord d’une BMW 4X4, les voleurs qui ont pu s’enfuir avec leur butin. Les joailliers n’ont pas communiqué le montant du préjudice. L’enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme. Le street-wear perd du terrain En 2004, le street-wear a été boudé par les consommateurs. Rien ne laissait prévoir cette baisse de régime étant donné que les ventes n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. La mode du street-wear a fait place à un style plus classique, ce qui contraint les grands magasins à ne plus proposer certaines marques comme Akademiks, Enyce ou Azzure. FIFI ABOU DIB
Dans ses catalogues, on voit d’abord des visages. Le sien, d’autres, des filles, des garçons, des mains, des poignets. Très vite, les bijoux qui les enserrent suscitent une émotion. Ils arrivent dans le scénario comme des personnages à part entière, un peu attendus mais toujours surprenants. Nada Ghazal vient de la pub. Après quatre ans passés à Dubaï comme directeur artistique chez Impact BBDO, on la retrouve à la tête de la direction artistique chez Leo Burnett, avec un portefeuille de production télévisuelle. Mais son rêve à elle, un de ces rêves qui vous tiennent dès l’enfance, c’est de créer des bijoux. En 2003, cette ancienne élève des pensionnats britanniques s’offre, à 30 ans, la liberté de ne plus se battre que pour sa propre enseigne. « Nada G » est née, toujours entourée de sa grande...