Rupture prématurée des membranes : des causes toujours inconnues(photo)
le 04 janvier 2005 à 00h00
En dehors des facteurs infectieux, les mécanismes qui sont à l’origine de la rupture prématurée des membranes (RPM) avant terme demeurent inconnus, à l’heure actuelle.
«Malheureusement, aucune nouveauté n’a été introduite dans le traitement de cette pathologie, déplore le Dr Patrick Ozenberg, praticien hospitalier à l’hôpital de Poissy. Il existe toutefois un consensus de prise en charge des patientes, d’autant plus que pendant des années, les spécialistes adoptaient des pratiques différentes l’une de l’autre, vu le manque de données littéraires sur ce sujet. La prise en charge actuelle consiste ainsi, selon les écoles américaine et française, à donner à la patiente des corticoïdes et des antibiotiques pendant une période allant de deux à sept jours et de faire accoucher la patiente si des signes d’infections patentes sont notés, tels que la fièvre. En général, l’accouchement survient dans les 48 heures qui suivent la rupture. Quant au bébé, il encourt le risque de la prématurité (insuffisance respiratoire chronique, risque au niveau de l’intestin…) et des infections, si la rupture a lieu à partir de la 24e semaine de gestation. Si la rupture a lieu avant la 24e semaine de gestation, le nouveau-né risque une hypoplasie pulmonaire et décède, en général, à la naissance. C’est la raison pour laquelle nous proposons une interruption de grossesse.»
Lors d’une rupture prématurée des membranes, la femme peut accoucher le plus souvent par voie naturelle. «Le recours à la césarienne a lieu dans deux cas particuliers, poursuit le Dr Ozenberg. Si l’enfant se présente par le siège et en cas d’une infection patente, puisque l’infection peut entraîner une septicémie (infection générale). Mis à part ces deux cas, il n’y a pas de bénéfices à accoucher la femme par césarienne. De même, il n’y a pas de bénéfices liés au repos couché non plus. Bien au contraire, les risques de phlébite et d’embolie pulmonaire augmentent. On peut préconiser le repos à la femme enceinte, qui implique un arrêt de travail et l’arrêt de l’activité physique. Mais rien ne l’empêche de sortir.»
En dehors des facteurs infectieux, les mécanismes qui sont à l’origine de la rupture prématurée des membranes (RPM) avant terme demeurent inconnus, à l’heure actuelle.
«Malheureusement, aucune nouveauté n’a été introduite dans le traitement de cette pathologie, déplore le Dr Patrick Ozenberg, praticien hospitalier à l’hôpital de Poissy. Il existe toutefois un consensus de prise en charge des patientes, d’autant plus que pendant des années, les spécialistes adoptaient des pratiques différentes l’une de l’autre, vu le manque de données littéraires sur ce sujet. La prise en charge actuelle consiste ainsi, selon les écoles américaine et française, à donner à la patiente des corticoïdes et des antibiotiques pendant une période allant de deux à sept jours et de faire accoucher la patiente si des signes...
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