La bureaucratie indienne accusée
d’avoir retardé l’alerte au tsunami
le 31 décembre 2004 à 00h00
La bureaucratie indienne a mal géré les premières alertes au tsunami, perdant un temps précieux qui aurait permis de sauver des vies, rapportait hier la presse indienne. L’armée de l’air a été prévenue que sa base sur l’île de Car Nicobar, proche de l’épicentre du séisme à l’origine des raz-de-marée, dans l’océan Indien, avait été inondée bien avant que les vagues n’atteignent la côte Est du continent indien, à plusieurs centaines de kilomètres de là, selon l’Indian Express. « À 07h30, nous avons été informés d’un gros tremblement de terre près des (îles) Andaman et Nicobar », a déclaré le commandant de l’armée de l’air S. Krishnaswamy. À 08h15, le responsable a demandé à un adjoint d’alerter le ministère de la Défense. Du côté des civils, sans aucune passerelle avec les militaires, le département de la météorologie a envoyé un fax d’avertissement à 08h54 – mais il est allé à l’ancien ministre des Sciences Murli Manohar Joshi, et non à son successeur Kapil Sibal, en poste depuis mai. Le département de météorologie a envoyé un autre fax au ministère de l’Intérieur, à la salle de contrôle des catastrophes, à 09h41. À 10h30, la salle de contrôle a informé le secrétariat du gouvernement. Des milliers de personnes étaient déjà mortes sur la côte sud-est de l’Inde. La cellule de crise du gouvernement responsable en cas d’urgence ne s’est finalement réunie qu’à 13h00.
La bureaucratie indienne a mal géré les premières alertes au tsunami, perdant un temps précieux qui aurait permis de sauver des vies, rapportait hier la presse indienne. L’armée de l’air a été prévenue que sa base sur l’île de Car Nicobar, proche de l’épicentre du séisme à l’origine des raz-de-marée, dans l’océan Indien, avait été inondée bien avant que les vagues n’atteignent la côte Est du continent indien, à plusieurs centaines de kilomètres de là, selon l’Indian Express. « À 07h30, nous avons été informés d’un gros tremblement de terre près des (îles) Andaman et Nicobar », a déclaré le commandant de l’armée de l’air S. Krishnaswamy. À 08h15, le responsable a demandé à un adjoint d’alerter le ministère de la Défense. Du côté des civils, sans aucune passerelle avec les...
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