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Actualités - Opinion

Billet Je m’engage

Qui de nous ne se rend-il pas compte de la brièveté du temps, toutes les fois que son regard tombe sur les aiguilles de sa montre ? En effet, les jours, les mois, les années coulent comme l’eau dans la paume de la main. Ne nous lamentons pas, si un an de notre vie vient d’être marqué d’une croix. Or, le point fondamental ne réside pas dans le nombre, mais dans la qualité des années. La qualité, c’est simplement une question de progrès ou de recul. Car celui qui n’avance pas recule. Le fait d’échanger banalement la « Bonne Année » n’élimine point les croix inéluctables de la vie ; au contraire, les fléaux du siècle se multiplient d’une année à l’autre. Que d’amis se sont donné la main à l’aube d’une nouvelle année, et qui sont à présent séparés, soit par la mort, soit par les difficultés de la vie ! Le but de la vie n’est-il pas un progrès continuel, tant sur le plan spirituel, culturel et social ? Nous nous trompons si nous comparons la vie à une routine, c’est-à-dire : métro-boulot-dodo. À l’égard de la société, en quoi avons-nous individuellement contribué à son progrès ? Il est souhaitable, au début de l’année, que chacun de nous découvre en lui les énergies latentes et constructives, et s’engage à les faire fructifier au profit des autres. Il ne nous reste plus qu’à prêter serment, en disant : je m’engage à défendre le sacré de ma profession médicale, en me mettant dans la peau du malade ; je m’engage à banir toute mollesse et tout marchandage dans l’application de la justice ; je m’engage à être fidèle dans mes écrits, et à semer la vérité et le bon grain parmi mes frères ; je m’engage à inculquer la morale dans ma mission éducative ; je m’engage à cimenter la cellule familiale et sociale par la loyauté matrimoniale ; je m’engage à prendre mes études au sérieux et à ne plus être une marionnette entre les mains destructrices ; je m’engage à être reconnaissant et à respecter les règles de l’hospitalité. Georgette MEDAWAR

Qui de nous ne se rend-il pas compte de la brièveté du temps, toutes les fois que son regard tombe sur les aiguilles de sa montre ? En effet, les jours, les mois, les années coulent comme l’eau dans la paume de la main. Ne nous lamentons pas, si un an de notre vie vient d’être marqué d’une croix. Or, le point fondamental ne réside pas dans le nombre, mais dans la qualité des années. La qualité, c’est simplement une question de progrès ou de recul. Car celui qui n’avance pas recule. Le fait d’échanger banalement la « Bonne Année » n’élimine point les croix inéluctables de la vie ; au contraire, les fléaux du siècle se multiplient d’une année à l’autre. Que d’amis se sont donné la main à l’aube d’une nouvelle année, et qui sont à présent séparés, soit par la mort, soit par les...